- En cas de douleur liée à une infection, les médecins recommandent de prendre du paracétamol plutôt que de l’ibuprofène.
- Ce choix n’est pas anodin : il repose sur des risques bien identifiés de complications infectieuses.
- Les explications de Vincent Valinducq dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».
L’ibuprofène n’est pas un médicament à bannir, mais son usage doit rester ciblé. Lorsqu’une infection bactérienne est en cause, cet anti-inflammatoire peut favoriser la progression et la propagation des bactéries dans l’organisme. Pire encore : en cas d’infection virale, il peut ouvrir la porte à une surinfection bactérienne, compliquant ainsi la guérison. C’est pourquoi les professionnels de santé privilégient systématiquement le paracétamol, commercialisé sous les noms de Doliprane, Dafalgan ou Efferalgan. Ce dernier soulage la douleur et la fièvre sans interférer avec les mécanismes de défense immunitaire.
Des indications bien spécifiques
L’exemple de la varicelle illustre parfaitement ce principe de précaution. Chez les enfants atteints de cette maladie virale, l’ibuprofène peut provoquer de graves atteintes cutanées. L’anti-inflammatoire conserve toutefois des indications précises, notamment dans le traitement des maladies inflammatoires touchant les articulations. Le message des médecins est clair : l’ibuprofène n’est pas mauvais en soi, mais il doit être réservé à des situations bien définies.