- Après une nuit de lutte contre l’incendie de l’hôtel de ville de Limoges, les pompiers « éteignent les dernières braises » ce dimanche matin, a annoncé Maurice Barate, préfet de la Haute-Vienne, sur LCI.
- Il dénonce « une horde sauvage » qui a « sciemment mis le feu ».
- L’hôtel de ville est en grande partie détruit.
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Il aura fallu une nuit de lutte acharnée contre les flammes pour venir à bout de l’incendie qui a ravagé l’hôtel de ville de Limoges en marge des violences du 17 octobre. Le feu est désormais « circonscrit »,
a annoncé Maurice Barate, le préfet de la Haute-Vienne, ce dimanche sur LCI (vidéo en tête de cet article).
« Le feu est circonscrit à l’heure où je vous parle. Ça a été une longue lutte pendant toute la nuit pour les sapeurs-pompiers qui avaient été massivement envoyés sur place dès le début »
, a indiqué le préfet sur notre antenne. « La structure était très ancienne, avec des charpentes en bois extrêmement lourdes qui se sont effondrées sur le reste du bâtiment au fur et à mesure de la soirée. Puis il y avait un vent en plus défavorable qui a poussé dans le mauvais sens pour propager le feu dans le bâtiment »
, a-t-il relaté.
« Aujourd’hui, c’est toute la façade et la partie historique avant qui a été quasi à 100% détruite »
, a indiqué Maurice Barate, selon qui « la partie arrière du bâtiment a pu être préservée par les services du SDIS »
, et où les pompiers « sont en train d’éteindre les dernières braises »
.
« Des hordes qui venaient casser »
Les auteurs sont activement recherchés. Une enquête a été ouverte en flagrance pour « destruction par moyens dangereux en bande organisée », confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée. « Un certain nombre de matériels vont être exploités, notamment la vidéosurveillance, des témoignages, des photos qui ont été prises par les différents services de sécurité »
, a indiqué le préfet de Haute-Vienne. « Il y avait énormément de casseurs devant l’établissement »
, soit « près de 800 personnes qui ont dû être dégagées par les forces de l’ordre pour pouvoir permettre de pénétrer dans le bâtiment »
.
Selon Maurice Barate, « c’est un profil de personnes qui avaient prévu de tout casser, voire d’attenter à la vie des gens puisque dans la mairie de Limoges, au moment où a été mis le feu, la mairie comportait des usagers, des agents administratifs, des élus. C’est sciemment que le feu a été mis malgré la présence de personnes, ce qui est particulièrement grave et horrible »
.
Selon le préfet, « ce n’était pas une casse désordonnée puisque ensuite, après la mairie, ils ont tenté de faire la même chose à la préfecture […] Il y avait des gens qui donnaient des consignes, il y avait des hordes ensuite qui venaient casser et déferler »
.