- Avant les « midterms », les dirigeants démocrates ont déposé mardi une plainte, accusant l’administration Trump de se livrer à une « campagne d’intimidation ».
- Ils dénoncent les manœuvres du gouvernement fédéral contre les autorités électorales des États qu’ils contrôlent.
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
À deux semaines des « midterms », les démocrates ont déposé mardi 20 octobre une plainte au civil. Face à un parti républicain en perte de vitesse, ils accusent l’administration Trump de se livrer à une « campagne d’intimidation »
contre les autorités électorales des États qu’ils contrôlent, en vue des scrutins cruciaux de mi-mandat prévus le 3 novembre. Le vote anticipé a même déjà débuté mardi au Texas.
L’association des gouverneurs démocrates, et les chefs de la minorité démocrate à la Chambre des représentants et au Sénat, Hakeem Jeffries et Chuck Schumer, entendent notamment riposter aux pressions des ministères de la Justice et de la Sécurité intérieure visant des responsables électoraux à travers le pays. Ils citent la Californie, mise en demeure par le gouvernement de suspendre sous 48 heures la délivrance de bulletins à plus de 20.000 électeurs au motif de présumés doutes sur leur nationalité américaine.
L’administration Trump agite encore le spectre d’un vote massif des étrangers
Les autorités électorales de l’État contrôlé par les démocrates ayant refusé de s’exécuter, l’administration Trump a engagé la semaine dernière une action en justice pour les y contraindre. Or, comme dans le Nevada voisin où le nombre d’étrangers présumés inscrits sur les listes électorales, de 16.000 selon le ministère de la Sécurité intérieure, est tombé après vérification à 185 puis à 0, les estimations de 20.000 pour la Californie « se sont avérées remarquablement bâclées »
, selon les plaignants.
Ils demandent donc à la justice fédérale de déclarer ces agissements illicites et de sommer le gouvernement fédéral d’y mettre fin. « De telles menaces intimident et font pression sur les responsables électoraux qui aident et encouragent les électeurs inscrits à voter, ainsi que sur les électeurs voulant exercer leur droit le plus fondamental, en particulier les citoyens naturalisés »
, soulignent les démocrates. « Ces derniers redoutent d’être illicitement ciblés et potentiellement privés de leur droit de vote »
, ajoutent-ils.
Régulièrement agité par le camp républicain, le spectre d’un vote massif des étrangers aux élections américaines est pourtant extrêmement marginal, selon les statistiques officielles. Et les principales initiatives de l’administration Trump pour modifier les règles du suffrage avant les élections de mi-mandat, notamment pour restreindre le vote par correspondance, ont échoué.