- Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce dimanche à Aubervilliers pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, tué par balles lors de l’attaque des Yvelines.
- Famille, amis, élus et des centaines d’anonymes ont marché silencieusement à l’appel du club de MMA où cet homme de 26 ans s’entraînait.
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Attaque dans les Yvelines : un mort et cinq blessés
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Ils se sont réunis en silence, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Le racisme tue »
, ou encore « L’extrême droite tue »
. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce dimanche 25 octobre, dans l’après-midi, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, jeune espoir français du MMA de 26 ans, tué par balles vendredi lors de l’attaque perpétrée à Trappes, dans les Yvelines.
« Tu resteras à jamais dans nos cœurs »
Le soleil réchauffait une placette coincée entre la mairie d’Aubervilliers et une église de cette ville de Seine-Saint-Denis où ont convergé famille, amis, élus et des centaines d’anonymes pour une marche blanche en mémoire de la victime touchée vendredi à Trappes par les tirs en rafale de Kevin T., un homme de 39 ans, inconnu des services de renseignement et sous traitement pour schizophrénie. Lors de ce périple meurtrier entre Trappes et La Verrière, cinq personnes ont été blessées, dont une fillette de 12 ans, qui demeurait samedi en état d’urgence absolue, tout comme deux des blessés.
À Aubervilliers, Pengo Bossio Wangi pratiquait les arts martiaux mixtes (MMA) dans un club, la Atch Academy, à l’initiative de cette marche blanche, et à laquelle nombre de ses adhérents avaient répondu présents. En tête de cortège, les proches du jeune homme, accompagnés par le fondateur de son club, le champion de France de MMA Stéphane Chaufourier, ont déroulé une banderole où l’on pouvait lire : « Tu resteras à jamais dans nos cœurs. »
Nous sommes en 2026, c’est intolérable. Il faut que nous soyons tous ensemble, unis et qu’on fasse la paix
Nous sommes en 2026, c’est intolérable. Il faut que nous soyons tous ensemble, unis et qu’on fasse la paix
Une habitante auprès de TF1
« C’était très important pour moi d’être là aujourd’hui. Nous sommes en 2026, c’est intolérable. Il faut que nous soyons tous ensemble, unis et qu’on fasse la paix »
, confie une habitante dans le reportage du 20H de TF1 visible ci-dessus. « Nous sommes tous Français, on a tous grandi dans le black-blanc-beur, le voisin de palier pouvait être un Français, à côté un Juif, de l’autre côté un Asiatique, auparavant, ça ne posait pas de problème. Il s’avère qu’aujourd’hui, on a du mal à vivre ensemble »
, déplore Ulrich, qui combattait à ses côtés à la Atch Academy.
« Il disparaît comme ça du jour au lendemain, c’est triste, bouleversant pour nous, alors qu’on le côtoyait régulièrement. On a tous été affectés »
, affirme de son côté Stéphane Chaufourier.
Pengo Bossio Wangi « avait toute la vie devant lui »
Avant de cheminer en silence, le maire divers gauche de la commune d’Aubervilliers, Sofienne Karroumi, a déclaré à la foule : « Votre présence et votre nombre dit déjà tout. Il dit notre sidération, il dit notre émotion, il dit notre volonté de rendre hommage à votre ami, votre frère »
qui « avait toute la vie devant lui, des rêves, celui de pratiquer son sport au plus haut niveau possible. » « Nous sommes en France chez nous et fiers de l’être. Nous gagnerons le combat face à celles et ceux qui veulent nous diviser »
, a-t-il par ailleurs martelé.
« Nous ne baisserons jamais la tête face au racisme, nous ne baissons jamais la tête face à la haine de l’autre »
, a ajouté l’édile. « Il était au mauvais endroit, au mauvais moment, avec la mauvaise couleur de peau »
, a confié à l’AFP l’oncle de Pengo Bossio Wangi, qui n’a pas donné son identité. À ses côtés, des camarades du club, comme Joël, 27 ans, qui s’entraînait régulièrement avec la victime, décrivent la douleur d’avoir « perdu un ami très proche et un frère d’entraînement »
, qui « avait la niaque »
et « toujours le sourire »
.
Le meurtrier présumé de Pengo Bossio Wangi est depuis samedi à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris. Sa mère et trois autres de ses proches sont toujours en garde à vue. Plusieurs associations et syndicats, dont la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et SOS Racisme, appellent à des rassemblements lundi à Paris « et partout en France »
en soutien aux victimes de cette attaque et pour « dénoncer la banalisation de la haine raciste »
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