- Gabriel Attal a proposé ce mercredi sur TF1 l’organisation d’une « grande primaire des démocrates ».
- L’objectif ? Départager tous les candidats à la présidentielle qui refusent « toute alliance avec l’extrême gauche et l’extrême droite ».
- Une idée accueillie froidement par les entourages d’Édouard Philippe et de Bruno Retailleau.
Suivez la couverture complète
Élection présidentielle
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
À peine lancée dans le débat public, la « grande primaire des démocrates »
a déjà du plomb dans l’aile. Invité du 20H de TF1 ce mercredi 28 octobre, le candidat Renaissance à l’élection présidentielle, Gabriel Attal, a proposé à « tous les candidats qui ne veulent pas d’un second tour entre LFI et le RN »
de se plier à une « grande primaire des démocrates »
. « Il faut mettre de côté nos égos, regarder ce qui nous rassemble davantage que ce qui nous divise »
, a plaidé l’ancien Premier ministre, « convaincu que ceux qui feront le choix de rester à l’écart de ce rassemblement porteront la responsabilité de la division. »
« Est-on assuré que les perdants accepteraient de soutenir le vainqueur ? »
Pour l’heure, aucun autre prétendant à l’Élysée n’a répondu positivement. C’est même plutôt le contraire. Du côté d’Édouard Philippe, qui a toujours refusé l’idée d’une primaire, l’hypothèse ne séduit pas. « Qui en a compris le périmètre ? Est-on assuré que les perdants accepteraient de soutenir le vainqueur ? »
, s’est interrogé sur X le patron des députés Horizons, Laurent Marcangeli. « Une seule chose est claire, ce n’est pas ce ‘en même temps’ aussi cafouilleux qu’hasardeux qui permettra d’éviter un second tour mortifère. »
L’enthousiasme n’est guère plus fort du côté des Républicains. Selon les propos de l’entourage du candidat LR Bruno Retailleau à l’AFP, ce projet « est mort-né parce qu’il ne borne pas clairement le champ de la primaire et n’exclut pas Raphaël Glucksmann »
, candidat qui a remporté la primaire du camp social-démocrate. « Pour nous, une primaire qui irait de Raphaël Glucksmann à Bruno Retailleau, c’est repartir pour cinq ans d »en même temps’. Si on veut faire élire Le Pen, c’est la meilleure manière, parce que personne chez nous ne votera Raphaël Glucksmann. »
Du côté du Parti socialiste, justement, le porte-parole Arthur Delaporte a évoqué un « naufrage »
de l’ancien Premier ministre, qui « propose une primaire-bouillie »
. « Ce ‘en même temps’, on a vu ce que ça donnait : un conservatisme libéral sans boussole morale qu’il incarne parfaitement, au point de vouloir s’allier avec le mileiste Lisnard ou le villiériste Retailleau »
, a-t-il dénoncé sur X. Le processus est donc loin d’être enclenché.