- La gentillesse se manifeste par de petites actions désintéressées du quotidien.
- Elle améliore la santé mentale en réduisant la dépression et en renforçant l’estime de soi.
- Elle permet de diminuer la tension artérielle grâce à l’ocytocine.
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L’empereur et philosophe romain Marc-Aurèle disait que la gentillesse était « le plus grand plaisir de l’être humain »
. Pour Jean-Jacques Rousseau, c’est la qualité humaine la plus enviée. Mais être gentil, ça veut dire quoi ? Selon la définition du Larousse, il s’agit du « caractère de quelqu’un qui est d’une complaisance attentive et aimable
« . Cela peut être une action ou une parole aimable (nouvelle fenêtre). Néanmoins, comment savoir si une personne est gentille ? Est-ce qu’elle peut se mesurer ?
Des chercheurs de l’université d’Oxford (Royaume-Uni) ont cherché à savoir comment identifier la gentillesse (nouvelle fenêtre). Selon les résultats de leur étude (nouvelle fenêtre), la gentillesse se manifeste par les petits services rendus, les petites actions du quotidien qui ne demandent rien en retour. Un discours empathique, les gestes héroïques ou le cadeau spectaculaire ne sont pas considérés comme des preuves d’une gentillesse profonde.
Les chercheurs notent ainsi que « la bienveillance d’un acte dépend principalement du bénéfice perçu qu’il procure et, dans une moindre mesure, du coût perçu pour l’accomplir
» et ils citent parmi les actes de gentillesse les plus révélateurs, « l’expression de la gratitude, les remerciements, le respect, l’écoute attentive, les compliments, le sourire et les salutations, et le simple fait de prendre des nouvelles de quelqu’un pour lui faire savoir qu’on pense à lui
« .
Faire preuve de gentillesse, c’est bon pour la santé mentale
Par ailleurs, faire preuve d’altruisme et de gentillesse est aussi bénéfique pour la santé mentale et physique. « Il a été démontré que développer la gentillesse contribue à réduire les situations négatives telles que la dépression et, par conséquent, à améliorer le bien-être subjectif
« , souligne une étude publiée dans Psychological Reports.
Multiplier les actes bienveillants contribuerait également à améliorer l’estime de soi, la confiance en soi et « le sentiment de donner un sens à sa vie ».
Enfin, l’American Psychological Association (nouvelle fenêtre) note que la gentillesse a un impact sur la diminution de la tension artérielle puisque les actes et gestes de bienveillance libèrent de l’ocytocine et de la sérotonine qui favorisent la dilatation des vaisseaux sanguins. Et comme le rappellent les chercheurs d’Oxford, « de toute évidence, la gentillesse n’a pas toujours besoin d’être grandiose ou héroïque : les petits gestes du quotidien comptent
« .