- Léon XIV est devenu le premier souverain pontife de l’histoire à voter aux élections américaines.
- Le Vatican a confirmé vendredi que le pape avait envoyé « son bulletin de vote par courrier à Chicago ».
- Robert Francis Prevost avait déjà utilisé son droit de vote par le passé aux États-Unis et au Pérou.
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Il est le premier souverain pontife à annoncer avoir exercé son droit de vote. Premier pape américain de l’histoire, Léon XIV a voté pour les élections de mi-mandat organisées le 3 novembre aux États-Unis. « Le pape Léon XIV a exercé son droit de vote en tant que citoyen des États-Unis chaque fois qu’il en a eu l’occasion »
, a indiqué vendredi 30 octobre le service de presse du Vatican dans un communiqué. « Conformément à cette pratique bien établie de participation civique, le pape a envoyé son bulletin de vote par courrier à Chicago. »
Né à Chicago en 1955 et inscrit sur les listes électorales de l’Illinois, Robert Francis Prevost possède la double nationalité américaine et péruvienne après avoir passé deux décennies comme missionnaire puis évêque au Pérou. Il « a également confirmé que, pendant les années où il a résidé au Pérou, il a exercé son droit de vote chaque fois qu’il en a eu l’occasion »
, a souligné le Vatican. « Le Saint-Père exprime sa conviction quant au droit et au devoir des citoyens de participer aux processus démocratiques »
, est-il précisé enfin dans ce bref communiqué.
Robert Francis Prevost a déjà voté aux États-Unis et au Pérou avant de devenir pape
Avant de devenir le chef des 1,4 milliard de catholiques, Robert Francis Prevost (71 ans) a par ailleurs voté à plusieurs élections générales (en 2012, 2014, 2018 et 2024), ainsi qu’aux primaires des deux grands partis américains (en 2008 et 2010 pour les démocrates, puis en 2012, 2014 et 2016 pour les républicains), selon les registres officiels cités par les médias américains.
Depuis son accession à la tête de l’Église catholique, Léon XIV s’est opposé à plusieurs reprises à Donald Trump, notamment sur la question du traitement réservé aux migrants aux États-Unis ou encore à propos de la guerre en Iran. Face aux critiques du président américain, le pape avait répliqué ne pas avoir « peur »
de son administration et avoir le « devoir moral »
de s’exprimer en faveur de la paix.