- Google mise sur la Finlande pour développer ses capacités en intelligence artificielle.
- Ses projets de centres de données y suscitent des critiques.
- Une enquête pénale vient d’être ouverte sur l’un des chantiers.
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La police finlandaise a ouvert jeudi une enquête pénale sur l’impact environnemental des travaux préparatoires menés à Muhos, dans le nord du pays, où Google prévoit de construire l’un de ses centres de données. En septembre, l’entreprise américaine a annoncé (nouvelle fenêtre) un investissement de 13 milliards d’euros dans des infrastructures numériques réparties sur quatre sites finlandais, sur les deux prochaines années. Objectif : soutenir ses ambitions dans l’intelligence artificielle.
Des failles dans la gestion de l’eau
Dans un communiqué (nouvelle fenêtre), la police d’Oulu a indiqué que l’enquête visait Tuike, une société finlandaise qui représente Google. L’enquête porte notamment sur des faits susceptibles de constituer une infraction de dégradation environnementale. D’autres qualifications pénales pourraient être retenues au fil des investigations, a précisé la police.
D’après les premiers éléments, « des ambiguïtés et des lacunes dans le drainage et la gestion de l’eau sur le site de construction du projet de centre de données de Tuike Finland Oy »
ont été relevées. L’enquête a été ouverte à la demande de l’Autorité finlandaise de surveillance, désignée par le sigle LVV. Elle s’annonce « longue »
et devrait s’achever en 2027. Un point d’étape sera probablement communiqué en décembre.
Les projets de Google font l’objet d’une controverse et des habitants s’inquiètent de leur impact. Début octobre, LVV avait ordonné la suspension temporaire des chantiers de Muhos et de Kajaani, le temps que soient achevées les évaluations d’impact environnemental obligatoires. Tuike y avait déjà (nouvelle fenêtre)défriché environ 330 hectares de forêt à Muhos et près de 200 à Kajaani.
Le directeur de Google en Finlande, Antti Jarvinen, a présenté ses excuses publiquement dans la presse locale pour ces défrichements. Il a toutefois affirmé que l’entreprise jugeait ces coupes rases conformes à la loi. Selon le média finlandais Yle, Tuike avait aussi abattu des arbres sans les autorisations nécessaires en 2018 et 2019, lors de l’extension du centre de données de Google à Hamina.