- Donald Trump a répondu à l’ayatollah Mojtaba Khamenei qui avait averti plus tôt « d’une riposte immédiate, puissante et sans limite géographique » en cas de nouvelles frappes.
- Le président américain assure que les États-Unis ont détruit une grande partie des capacités nucléaires iraniennes mais ne comptait pas en rester là.
- « Nous pouvons faire tout cela très rapidement », a-t-il ajouté, citant un site très précis.
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Moyen-Orient : le bras de fer se poursuit entre l’Iran et les États-Unis
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Même la soirée d’Halloween qui se tenait dans son dos ne l’a pas empêché de s’exprimer devant la presse sur la situation internationale. Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis avaient « neutralisé »
une grande partie des capacités nucléaires iraniennes. « Il nous reste encore à nous occuper, je dirais, d’un ou deux sites, mais nous pouvons faire ça en dix minutes »
, a-t-il déclaré à des journalistes dans sa résidence en Floride.
Négociations au point mort
Le président américain a notamment évoqué le mont Kolang, appelé « Pickaxe Mountain » en anglais (« Kolang » signifie « pioche » en persan), situé à environ 200 km au sud de Téhéran, près du complexe nucléaire de Natanz. « Vous pourriez probablement regarder du côté de Pickaxe Mountain, et il faut s’en occuper. Nous pouvons faire tout cela très rapidement »
, a-t-il insisté. Des informations de presse évoquent une possible campagne militaire courte et intense après les élections américaines de mi-mandat prévues mardi.
Trump menace l’Iran de nouvelles frappes : « Nous pouvons le faire en dix minutes »
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a lui évoqué cette semaine « une opportunité historique unique »
pour Israël avec le président américain d’« éliminer définitivement la menace existentielle »
de l’Iran, ennemi juré d’Israël. Plus tôt samedi, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a assuré depuis Atlanta, où se tient le G20, que Donald Trump n’avait pris « aucune décision », tout en ajoutant qu’il privilégiait une « solution diplomatique »
. Les propos du président américain ont été prononcés quelques heures après ceux de l’ayatollah Mojtaba Khamenei, qui avait menacé « d’une riposte immédiate, puissante et sans limite géographique »
en cas de nouvelles frappes.
« Si les ennemis lancent à nouveau des attaques militaires ou terroristes, ce sont les forces armées de la République islamique et le peuple iranien qui détermineront le moment et les conditions de leur fin »
, a souligné dans un communiqué écrit le guide suprême, resté invisible depuis sa nomination début mars. Il a aussi ordonné aux responsables militaires de mettre à jour la liste des cibles pour y inclure « tous les types d’actifs matériels et immatériels appartenant à l’ennemi américano-sioniste »
. L’Iran a déjà menacé de s’en prendre aux centres de données et systèmes d’intelligence artificielle, tout comme aux câbles sous-marins dans le stratégique détroit d’Ormuz.
La guerre avait été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui a riposté en visant notamment les pays du Golfe alliés de Washington. Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses, et un protocole d’accord visant à mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin. Mais la fragile entente a volé en éclats cet été, avec au cœur du conflit le détroit d’Ormuz. L’Iran, qui revendique le contrôle de cette voie maritime cruciale pour le transport mondial d’hydrocarbures, y cible régulièrement des navires s’y aventurant sans son autorisation.
Alors que des tractations sont en cours sous l’égide du médiateur qatari, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a dit « ne pas voir la nécessité d’une rencontre avec les Américains »
. « Si les États-Unis acceptent les conditions de l’Iran, alors Téhéran décidera si les négociations doivent être directes ou indirectes »
, a ajouté le ministre, dans des propos sur la chaîne Al Jazeera rapportés par l’agence officielle Irna. Samedi encore, un pétrolier « a pris feu après avoir heurté des mines »
, a affirmé l’armée, citée par la télévision d’Etat, Washington assurant de son côté avoir en grande partie déminé la zone.
La rédaction de TF1info avec AFP