- Une entreprise de joaillerie a été braquée ce mardi 3 novembre à Besançon, dans le Doubs.
- Cagoulés et armés, les voleurs sont parvenus à dérober des bijoux et plusieurs dizaines de kilos d’or.
- Le 20H de TF1 s’est rendu sur place.
Suivez la couverture complète
Le 20H
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Rien sur la façade ne laisse deviner qu’il s’agit d’une usine de pièces en métaux précieux pour la joaillerie et l’horlogerie de luxe. Et pourtant, au lever du jour, les employés ont subi un braquage. À 7 heures, ce mardi matin, en périphérie de Besançon, cinq personnes, encagoulées, armées et vêtues de gilets pare-balles, pénètrent à l’intérieur du bâtiment. Ils tirent plusieurs coups de feu d’intimidation et frappent l’un des employés au visage.
Mais alors qu’ils sont en train de charger leur butin, ils sont pris en chasse par la police. Les malfaiteurs vont alors jeter des clous sur la route. Les pneus des policiers crèvent, la poursuite s’arrête là. Leur voiture sera retrouvée calcinée à l’autre bout de la ville, sur un parking.
Ce n’est pas la première fois qu’on a cette situation-là en un peu plus d’un an
Ce n’est pas la première fois qu’on a cette situation-là en un peu plus d’un an
Le directeur d’une entreprise voisine
Selon les premiers éléments de l’enquête, pour créer la confusion, ces braqueurs ont utilisé des équipements similaires à ceux des policiers. « Ils ont pris un gyrophare pour le mettre sur leur véhicule et ils étaient porteurs aussi de brassards orange. Ils ont pris un véhicule banalisé aussi qui pourrait ressembler un peu au type de véhicule qu’on utilise »
, explique Emmanuelle Cordier, secrétaire départementale Un1té, syndicat de la police nationale du Doubs.
Le préjudice est encore en cours d’évaluation. Selon une première estimation, les voleurs sont repartis avec des pièces de joaillerie et entre 20 et 50 kilos d’or. Le directeur d’une entreprise voisine est arrivé sur place quelques instants après le braquage. Il raconte : « Ce matin, en arrivant, la rue était bloquée au carrefour, avec des clous qui étaient sur la chaussée »
, dit-il. Et il ne semble guère surpris. « Ce n’est
pas la première fois
qu’on a cette situation-là en un peu plus d’un an. Ce n’est pas forcément de l’étonnement, en tout cas c’est plutôt de l’inquiétude. »
En effet, en décembre dernier déjà, une autre entreprise travaillant les métaux précieux avait été braquée dans la même rue. Ce jour-là, les malfaiteurs avaient fait sauter une vitre à l’explosif et avaient tiré sur les policiers avant de prendre la fuite. Les deux enquêtes ont été confiées au parquet national anti-criminalité organisée.
La rédaction de TF1info | Reportage : Baptiste GUENAIS avec sur place Adrien VOYER et Agathe VIGUIÉ