- Un homme de 51 ans a été mis en examen, mardi 3 novembre, pour tentatives d’homicides sur sapeurs-pompiers professionnels dans l’exercice de leurs fonctions et placé sous mandat de dépôt.
- Un pompier de 53 ans avait été grièvement blessé aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille, touché au thorax par des tirs de chevrotine lors d’une intervention.
- Le ministre de l’Intérieur a évoqué l’hypothèse d' »une embuscade », rappelant que l’auteur des coups de feu avait « agressé l’ensemble de l’équipage qui intervenait sur un feu de voiture ».
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Il est décrit comme étant « en rupture sociale et familiale »
. L’homme de 51 ans, qui a tiré sur un pompier dimanche lors d’une intervention près de Marseille le blessant grièvement, a été mis en examen mardi 3 novembre et placé sous mandat de dépôt, a indiqué à l’AFP le procureur d’Aix-en-Provence.
Le suspect est poursuivi pour tentatives d’homicides sur sapeurs-pompiers professionnels dans l’exercice de leurs fonctions, destruction et dégradation par moyen dangereux et détention illicite d’armes et de munitions de catégorie B.
Il dit avoir « tiré à travers les arbres pour qu’on lui tire dessus »
Sans emploi, le suspect vivait sur une friche agricole accueillant des habitats de fortune, des caravanes et plusieurs épaves de véhicules, avait détaillé, plus tôt dans la journée, le procureur Jean-Luc Blachon. Lors de sa garde à vue, il a livré « des explications confuses »
sur les faits, racontant qu’« il avait décidé d’incendier tous ses biens »
et avait « tiré à travers les arbres pour qu’on lui tire dessus ».
La victime, adjudant-chef professionnel de 53 ans au service départemental d’incendie et de secours, avait été grièvement blessée au thorax, touchée par des tirs de chevrotine alors que des pompiers intervenaient pour éteindre un feu de poids lourd et de véhicules légers en périphérie de la zone commerciale de Plan-de-Campagne aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille. « Retranché derrière une butte »
, l’auteur des coups de feu avait fini par se rendre aux autorités après l’intervention successive d’un fonctionnaire de police, puis du Raid.
Pompiers attaqués : comment les protéger ?
Lors de son interpellation, l’homme détenait « dans ses poches 53 munitions ».
Les investigations ont permis de retrouver sur le sol « 11 étuis de cartouches calibre douze percutées »
. Lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale ce mardi, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a évoqué l’hypothèse d’« une embuscade »
, rappelant que l’auteur des coups de feu avait « agressé l’ensemble de l’équipage qui intervenait sur un feu de voiture »
.
Cet homme n’avait pas d’antécédent judiciaire mais devait comparaître devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence ce 3 novembre pour port d’arme, menace de mort à l’encontre d’un dépositaire de l’autorité publique et dégradation du bien d’autrui.
Cette nouvelle agression a suscité une forte émotion dans les rangs des sapeurs-pompiers, qui se sont rassemblés lundi midi devant leurs casernes, partout en France, en solidarité avec leur collègue, toujours hospitalisé à Marseille. Depuis 2021, près de 1.500 agressions, verbales comme physiques, sont signalées chaque année à la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises.
La rédaction de TF1info avec AFP