- Le marché des desserts du rayon frais peine à progresser malgré un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros en 2024.
- Face à des consommateurs qui privilégient des repas plus courts et plus sains, les industriels changent de stratégie.
- Maud Descamps décrypte la tendance dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ».
Tiramisus, mousses au chocolat, crèmes aux œufs : ces desserts qui peuplent les rayons frais des supermarchés représentent un marché colossal. Avec 400.000 tonnes vendues l’an dernier pour un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros, selon Circana, le secteur reste rentable. Pourtant, il stagne. La raison ? Les Français ont changé leurs habitudes. Fini le triptyque entrée-plat-dessert. On passe désormais 26 minutes à table pour le déjeuner, 30 minutes pour le dîner. Résultat : on simplifie, on zappe le dessert ou on opte pour un fruit. La concurrence des produits plus sains, comme le skyr, grignote aussi des parts de marché. Les consommateurs veulent prendre soin de leur corps, quitte à renoncer aux gourmandises sucrées.
Cap sur l’extra-gourmandise
Pour relancer la machine, les industriels ont trouvé la parade : ne plus vendre ces produits comme des desserts, mais comme des pauses gourmandes à savourer dans la journée. Partenariats avec des marques de confiserie, déclinaisons autour de grands classiques du terroir, formats individuels adaptés aux seniors ou aux personnes seules : tout est fait pour élargir la cible. Émilie Maillard, de l’institut Circana, évoque même le concept d' »extra-gourmandise » pour donner envie de craquer. Avec des prix oscillant entre 1,50 et 4 euros, « ça reste toujours moins cher que d’acheter des petits gâteaux à la pâtisserie » analyse Maud Descamps. De quoi maintenir le cap, malgré la concurrence du « manger sain ».