- La France a-t-elle encore les moyens de financer les baignades dans la Seine ?
- Le préfet Pierre Chavy ambitionne un plan d’investissement de 850 millions d’euros.
- Nicolas Doze, éditorialiste économie LCI, fait le point.
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Faut-il continuer d’investir pour se baigner dans la Seine ? Le préfet Pierre Chaville, le secrétaire général aux politiques publiques, ambitionne un plan de financement de 850 millions afin de permettre la baignade en aval du fleuve d’ici à 2040. Quelque 1,3 milliard d’euros avaient déjà été dépensés avant les Jeux olympiques de Paris en 2024.
Alors, qui est-ce qui paie la facture ? « L’AESN (Agence de l’eau Seine-Normandie), qui est en partie financée par l’État, le SIAAP (le syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne), financé par une redevance sur les factures que nous payons tous, et puis les municipalités financées par la recette fiscale »
, explique Nicolas Doze, éditorialiste économie LCI.
En d’autres termes, tout le monde participe. « L’usager qui consomme de l’eau, l’entreprise ou le particulier avec ses factures, le contribuable avec les impôts qu’il paie, notamment les impôts locaux »
, détaille le spécialiste.
Nicolas Doze rappelle que la France fait face à un « déficit »
,
une « quasi-récesssion »
et à un « stress financier »
importants, qui imposent de faire des économies. « Il y a peut-être plus urgent aujourd’hui pour utiliser l’argent que d’aller installer des plages fluviales »
, affirme l’éditorialiste.
Plus d’explications dans la séquence qui se trouve en tête de cet article.
Athenais CORNETTE DE SAINT CYR