François Ruffin est venu à la rescousse. Mercredi 18 mars, le député de la Somme était aux côtés de Bruno Bernard, candidat écologiste à la présidence de la Métropole de Lyon, pour tenter de faire fléchir la direction de La France insoumise (LFI). Avec un ton solennel, les deux personnalités de gauche ont lancé un appel pour que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon accepte de retirer sa liste dans la circonscription Lyon-Ouest de métropole, considérée comme un swing state (« Etat pivot »), déterminant pour le résultat final de l’élection.
« L’union est désirée par le peuple de gauche depuis toujours, il ne faut pas que les chefs viennent semer la zizanie depuis Paris. On parle de la vie des gens », soutient François Ruffin. Pour lui, l’enjeu est « trop important pour laisser la place aux calculs de boutiques ». Seule collectivité intercommunale élue au suffrage universel direct, la deuxième métropole de France, 1,4 million d’habitants, dispose de 4 milliards d’euros de budget.
« Si la droite proche de Laurent Wauquiez s’empare de la métropole, en plus de la région qu’elle détient, des pans entiers de notre politique sociale et solidaire risquent d’être réduits à néant, avec des conséquences très concrètes sur les plus précaires », se désole Bruno Bernard. Exemple : « Les Amazones ». Le député de la Somme et l’élu écologiste ont organisé en urgence leur intervention devant ce refuge pour femmes isolées et vulnérables, aux confins du 9e arrondissement de Lyon. Pour eux, cette réalisation, comme la reprise en main de la régie de l’eau ou le revenu minimum pour les jeunes, symbolise l’engagement de la métropole dirigée depuis 2020 par les écologistes et leurs partenaires de gauche, « insoumis » compris.
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