• Dans un courrier commun, magistrats et commissaires de police pestent contre Gérald Darmanin, révèle « Le Figaro ».
  • Ils reprochent au ministre de la Justice de les avoir désignés comme boucs émissaires après le meurtre de la petite Lyhanna.
  • Laurent Nuñez, pour qui l’actualité s’annonce chargée, est lui monté au créneau pour les défendre.

Laurent Nuñez est sur tous les fronts. « Il a été incontestablement le ministre de l’été avec les incendies. Mais il pourrait être aussi le ministre de l’automne », lance Christophe Barbier. C’est en effet lui qui est monté au créneau pour défendre les forces de l’ordre. Comme l’a révélé Le Figaro (nouvelle fenêtre) jeudi 3 septembre, magistrats et commissaires ont signé un communiqué pour protester contre les propos de Gérald Darmanin après la médiatisation du meurtre de la petite Lyhanna (nouvelle fenêtre).

« Vos services ont privilégié la recherche des responsabilités individuelles plutôt que l’analyse lucide des causes profondes de cette situation […]. La responsabilité en est d’abord politique », écrivent notamment le Syndicat des commissaires de la Police nationale et l’Union syndicale des magistrats.

« Nuñez et Darmanin (nouvelle fenêtre) vont se rencontrer en début de semaine prochaine et le ministre de l’Intérieur va avoir une réponse détaillée aux accusations du ministre de la Justice. Mais ce sera un document classifié, nous dit-il, pour éviter les fuites », explique l’éditorialiste politique LCI. « Difficile pour le ministre d’affronter ses troupes. »

Pendant ce temps, les forces de l’ordre le maintiennent, elles manquent de moyens – « jamais la rengaine d’assumer ses responsabilités », selon Christophe Barbier. « Dans les services, vous avez entre 150 et 300 dossiers à traiter et vous êtes seuls », assure Jean-Christophe Couvy, secrétaire national du syndicat Un1té. 

Plus d’informations dans la vidéo en tête de cet article.

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