- Tous les yeux sont tournés vers l’ouest du Yémen, où les Houthis ont pris le contrôle du détroit de Bab el-Mandeb, vendredi 11 septembre.
- Le groupe armé opposé au gouvernement yéménite a donc la mainmise sur « un des nœuds du commerce maritime international ».
- Notre journaliste Jordan Ollivier fait le point sur LCI.
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Un risque de nouvel embrasement dans la région, avec à la clé un possible impact direct sur le prix des carburants. Au Yémen, à l’extrême sud de la péninsule arabique, tous les regards se tournent désormais vers l’ouest du pays, et notamment vers son littoral. Vendredi 11 septembre, les Houthis ont pris le contrôle de l’ensemble de la côte yéménite, ainsi que de l’île de Périm, un point stratégique à l’entrée du détroit de Bab el-Mandeb.
« C’est tout simplement l’un des nœuds stratégiques du commerce maritime international. C’est la porte d’entrée sud sur un chemin très emprunté en mer Rouge avec le conflit au Moyen-Orient. 12% du flux mondial de pétrole transite par ce secteur »
, explique notre journaliste Jordan Ollivier sur LCI, dans une séquence à retrouver en tête de cet article.
Depuis le blocage du détroit d’Ormuz, cet axe est devenu encore plus important pour l’Arabie saoudite, qui exporte son pétrole vers l’Asie. Un commerce menacé, car les Houthis ont également frappé un oléoduc permettant au pays de contourner Ormuz, et qui se retrouve désormais fermé.
Les combattants yéménites assurent cependant que la navigation maritime reste sûre, excepté pour les navires saoudiens. Selon la presse américaine, Riyad a notamment fait appel, en vain, à Donald Trump pour trouver une solution.