- La Banque centrale européenne (BCE) a augmenté ses taux de 0,25 point, pour atteindre 2,25%.
- Un signal fort, mais qu’implique-t-il concrètement pour la population ?
- Notre éditorialiste économique Nicolas Doze répond à cette interrogation sur LCI.
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La Matinale
« Le taux de la Banque centrale européenne (BCE), c’est le prix de l’argent
. » C’est ainsi que notre éditorialiste économique Nicolas Doze débute sur LCI son analyse de l’augmentation des taux de la BCE survenue jeudi 11 juin, qui les a fait passer de 2% à 2,25 %.
« Cela va déterminer le prix que nos banques vont payer pour avoir de l’argent qu’elles vont ensuite nous prêter
« , poursuit le spécialiste, dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article. Cette mesure affectera notamment les emprunteurs, avec un crédit plus cher pour les particuliers et les entreprises.
La BCE n’a cependant pas agi sans raison, cherchant à rendre l’activité moins dynamique. « Elle monte ses taux pour freiner la demande, freiner ainsi l’activité et l’inflation
« , détaille Nicolas Doze, qui ajoute que « le but est de refroidir l’économie
. » Il note toutefois que la situation est différente pour les épargnants, qui en retirent une meilleure rémunération.
« Il y a plusieurs taux à la BCE et notamment ce qu’on appelle le taux de dépôt, qui implique que votre banque va déposer ses liquidités en sécurité à la BCE et elle est payée par cette dernière pour cela. Et quand le taux de dépôt est élevé, […] cela incite le banquier à vous faire des produits un peu mieux rémunérés
« , ajoute l’éditorialiste économique. Il conclut en précisant comprendre les raisons d’agir de l’autorité monétaire, mais ne pas trouver la mesure adaptée à la situation inflationniste actuelle, dont la résolution réside dans la réouverture du détroit d’Ormuz.









