• Outre-Atlantique, les médicaments antiobésité comme le GLP1 font fureur.
  • 11% des Américains utiliseraient ce type de traitement, mais pas toujours à des fins curatives.
  • De la grande distribution aux restaurants, les habitudes de consommation sont bouleversées par cette solution permettant de perdre du poids.

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Des menus de restaurants et des rayons de supermarché bouleversés. Aux États-Unis, les médicaments antiobésité comme le GLP1 font fureur. Ces derniers permettent d’imiter une hormone dans le cerveau qui donne une envie de satiété, et qui peut occasionner une perte de poids massive : jusqu’à 20% de la masse du corps.

Mais chez certains Américains, ces médicaments sont détournés à des fins esthétiques, et auraient des effets sur l’économie selon Sandra Marconi, journaliste LCI. Une étude menée par le cabinet BCG sur 1.500 utilisateurs de GLP1 montre que les habitudes de consommation de ces derniers ont changé.

Les consommations de fruits et légumes connaissent une hausse de 15%, celle des viandes et protéines augmente de 11% et les fibres bondissent de 10%. À l’inverse, les chocolats, les plats préparés et les sucreries sont en chute respectivement de 11%, 12% et 14%. Un restaurateur américain témoigne dan la vidéo ci-dessus de ces changements : « On avait l’habitude de faire de bien plus grosses portions. On a ajouté le filet de 170 grammes pour satisfaire les gens qui ne veulent plus manger autant. Avant, on faisait des portions de 350 ou 500 grammes. »

Selon les prévisions de l’OMS, d’ici 2035, il pourrait y avoir plus de 4 milliards de personnes en situation d’obésité. Pour le moment, dans le monde, entre 20 et 25 millions de personnes useraient de traitements antiobésité. En France, depuis juin 2026, ce type de traitement est remboursé par l’Assurance maladie.

Luc BOUE LAHORGUE

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