- Sept suspects sont en garde à vue au lendemain de l’enlèvement d’une femme et de son fils en Bourgogne.
- Les deux personnes kidnappées ont été libérées ce mardi matin par le GIGN.
- Les ravisseurs réclamaient 340.000 euros de rançon au mari, un homme d’affaires opérant dans le secteur des cryptomonnaies.
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Les tentatives d’enlèvement se multiplient dans le monde des cryptomonnaies
A l’aube ce mardi matin, le GIGN enfonce la porte d’une chambre d’un hôtel Première Classe du Val-de-Marne pour libérer une mère et son fils de 11 ans, séquestrés à l’intérieur. Les enquêteurs interpellent trois de leurs ravisseurs. Frédéric, commerçant à proximité, a assisté à une partie de l’opération. « Beaucoup de véhicules étaient stationnés sur le parking alors que d’habitude il n’y a personne à l’heure où j’arrive. J’ai vu des forces de l’ordre, différentes voitures. J’ai vu une maman et un petit garçon rentrer dans un véhicule »
, raconte-t-il dans le reportage ci-dessus. Tous deux ont été enlevés 24 heures plus tôt, à plus de 200 kilomètres de là, dans un petit village de l’Yonne, près d’Avallon.
L’homme est parvenu à se défaire de ses liens et à prévenir un ami qui a avisé les forces de l’ordre.
L’homme est parvenu à se défaire de ses liens et à prévenir un ami qui a avisé les forces de l’ordre.
Parquet de Paris
Lundi matin, quatre malfaiteurs cagoulés pénètrent dans le domicile d’un homme détenant des cryptomonnaies. Ils le ligotent à une chaise avec des liens de serrage. Après être allés chercher sa femme et son fils, ils exigent une rançon : 340.000 euros en cryptomonnaies. Problème, il est impossible de virer l’argent avant 7 jours. Les malfaiteurs laissent le père de famille sur place et emmènent sa compagne et son fils avec eux. « L’homme est parvenu à se défaire de ses liens et à prévenir un ami qui a avisé les forces de l’ordre. Il a reçu des vidéos de ses proches manifestement détenus dans une chambre d’hôtel »
, a indiqué le parquet de Paris.
En plus des trois hommes interpellés à l’hôtel, quatre autres vont être arrêtés plus tard dans la journée. Cette affaire n’est pas sans en rappeler d’autres. Les enlèvements, séquestrations et autres agressions en lien avec la cryptomonnaie se sont multipliés. Quatre faits en 2024, 27 en 2025, selon une note interne de la police que le JT de TF1 a pu consulter. Et voici leur répartition géographique en rouge sur la carte ci-dessous.
Dans la plupart des cas, les groupes criminels agissent en ville et leur organisation évolue. « La première catégorie, c’est une tête de pont qui est à l’étranger, qui a un lieutenant sur le territoire national qui lui-même passe des contrats. L’autre catégorie, c’est des acteurs plus locaux qui sont dans le banditisme classique et s’intéressent à la crypto »,
explique Sébastien Martin, président de Raid Square. Dans l’affaire d’aujourd’hui, aucune rançon n’a finalement été versée. Les investigations sont toujours en cours.









