- Les kinésithérapeutes peuvent désormais rédiger des ordonnances pour des antalgiques, des anti-inflammatoires ou encore du matériel médical.
- Une « énorme avancée » qui intervient après vingt ans de négociations.
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Une autorisation « très positive pour les patients »,
souligne auprès de TF1info Elise Bardoult, présidente de la Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie (FNEK). Ce mercredi 16 septembre, un arrêté du Journal officiel a confirmé que les kinés avaient désormais la possibilité de prescrire des médicaments relaxants pour les muscles ou des antidouleurs légers (nouvelle fenêtre), tels que du paracétamol ou des anti-inflammatoires.
De 16 dispositifs médicaux à prescrire depuis 2006, la profession a aujourd’hui le droit d’en recommander 58. « Ça fait vingt ans qu’on l’attendait ! »
, s’est exclamée Elise Bardoult auprès de TF1info, ravie que les compétences des kinésithérapeutes soient « revalorisées à leur juste valeur »
. Les professionnels peuvent désormais rédiger des ordonnances pour des béquilles, des attelles, des colliers cervicaux, des ceintures de soutien lombaire ou encore des préservatifs (nouvelle fenêtre) et des pansements.
Un aspect très positif pour les patients, qui leur promet une meilleure prise en charge et d’éviter les allers-retours chez différents médecins
Un aspect très positif pour les patients, qui leur promet une meilleure prise en charge et d’éviter les allers-retours chez différents médecins
Elise Bardoult, présidente de la FNEK
Alors que le remboursement des séances chez le kiné était dans le viseur de l’Assurance maladie – 5,3 milliards d’euros de soins au sein de la profession ont été remboursés par l’Assurance maladie en 2025 -, Elise Bardoult se réjouit d’une « énorme avancée »
. « Généraliser l’accès aux prescriptions de matériel médical et de médicaments permettra aux kinésithérapeutes de réduire les dépenses de l’Assurance maladie »
, assure la jeune femme. « C’est nous qui voyons le plus les patients, avec deux à trois séances par semaine. Ainsi, on est plus à même de détecter des complications de santé chez un patient »
, souligne la présidente de la FNEK, qui insiste sur l’importance « d’investir dans la prévention, avec une population vieillissante et un nombre de maladies chroniques croissant »
.
« Une grande victoire pour la profession »
, qui, dès octobre, pourra réaliser des « bilans prévention »,
à la manière des médecins, sages-femmes, infirmières et pharmaciens. « Mais il y en a d’autres à gagner »
, martèle Elise Bardoult, qui appelle à ce que ses confrères puissent également prescrire de l’imagerie médicale. « Par exemple, pour une entorse, cela nous permettra de prendre en charge à 100% les patients. Avec un diagnostic, une prescription médicamenteuse et une imagerie »
, explique l’étudiante. Espérons qu’ils n’auront pas besoin de vingt ans de plus.