- Cédric Jubillar est sorti de prison vendredi matin pour participer à une reconstitution de la nuit du meurtre de son épouse, Delphine Aussaguel.
- Une remise en situation sous haute sécurité, notamment à Cagnac-les-Mines (Tarn), en présence d’une trentaine de personnes.
Suivez la couverture complète
La disparition de Delphine Jubillar
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Lever les zones d’ombre qui persistent. À 7h43, Cédric Jubillar est extrait de sa cellule de la prison de Seysses, en Haute-Garonne. Une trentaine de personnes est convoquée pour reconstituer la nuit du meurtre de Delphine Jubillar. Une heure plus tard, le convoi pénètre dans la ville de Cagnac-les-Mines (Tarn). Aucune image ne filtre de l’opération. Dans les véhicules qui composent le convoi se trouvent magistrats, avocats et enquêteurs.
Pour les proches de l’infirmière, Cédric Jubillar n’a pas encore livré toute la vérité. « Je le supplie d’être honnête : puisque vous avez avoué avoir tué votre épouse, dites-nous comment vous l’avez fait exactement »
, demande maître Philippe Presssecq, avocat de la cousine de Delphine Aussaguel. « Moi je fais partie de ceux qui ont beaucoup de mal à considérer que sur provocation de son épouse, Cédric Jubillar se serait contenté de péter les plombs »,
affirme maître Laurent Boguet, avocat des enfants de l’infirmière. Les avocats de Cédric Jubillar n’ont pas répondu aux sollicitations de notre équipe du 20H de TF1.
Une reconstitution dans le salon du couple
À 9h30, les gendarmes demandent aux journalistes de reculer, la reconstitution commence. Dans le salon du couple, désormais considéré comme une scène de crime, c’est contre le frigo que Cédric Jubillar aurait étranglé sa femme, selon ses déclarations devant le juge il y a deux semaines. « J’ai mes deux pouces sur sa glotte, j’enroule mes mains autour de son cou, je regarde mes pieds, je n’en peux plus, je veux qu’elle se taise. J’étais dans un état second, je n’ai pas senti ma force »
, a-t-il déclaré.
La question de la préméditation reste posée. Cédric Jubillar avait déjà évoqué à sa mère l’intention de tuer sa femme trois semaines avant sa disparition. La reconstitution s’est déroulée sous haute sécurité : Cédric Jubillar porte un gilet pare-balles et 150 gendarmes quadrillent deux villages.

« On est là pour sécuriser le dispositif sur Cagnac-les-Mines et sur Mailhoc de façon à ce que derrière, encore une fois, les enquêteurs et les magistrats présents puissent réaliser les opérations de façon totalement tranquille et sereine »,
explique le lieutenant-colonel Stéphane Mayblum, commandant en second du groupement de gendarmerie départementale du Tarn.
Cédric Jubillar a également été amené dans un champ où il a déposé le corps de sa femme. Selon ses déclarations, il serait ensuite rentré chez lui pour se rendormir sur le canapé.