- En ce moment, il est difficile de trouver des ordinateurs à des prix raisonnables.
- La faute à l’augmentation du prix des barrettes de mémoire qui a flambé.
- Et à la pénurie d’hélium en raison du blocage du détroit d’Ormuz.
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L’intelligence artificielle, cette technologie qui bouleverse nos vies
Si vous cherchez un ordinateur pas trop cher en ce moment, c’est mission impossible. Depuis le début de l’année, les prix ont bondi. Sur une entrée de gamme à 400 euros, on constate une augmentation de 50 euros. Le constat est le même pour les ordinateurs portables, les tablettes ou les téléphones mobiles. Quant aux consoles de jeux, elles se vendent entre 30 et 50 euros plus cher que l’an dernier.
Cette augmentation soudaine s’explique par le prix des barrettes de mémoire vive. Ce composant indispensable pesant quelques grammes est au cœur du problème aujourd’hui. « C’est quasiment aussi cher que de l’or. On est à 160 dollars (138 euros, NDLR) alors qu’avant, on payait ça autour d’une vingtaine ou trentaine de dollars (17 à 25 euros) »
, explique dans le reportage en tête Jean-Christophe Agobert, président-directeur général de Bleu Jour, un fabricant d’ordinateurs en France.
Une pénurie d’hélium
Alors ici, comme chez la plupart des autres fabricants, faute de composants dernier cri, on s’est résolu à proposer des ordinateurs équipés de mémoire un peu moins performante. « Aujourd’hui, on utilise des mémoires d’une génération antérieure pour pouvoir rester dans des prix raisonnables »,
admet Jean-Christophe Agobert.
Les composants les plus récents vont vers les clients qui ne comptent pas leur argent : OpenAI, Google ou Mistral AI. Les géants de l’intelligence artificielle bâtissent partout dans le monde des centaines de data centers, et ces derniers sont très gourmands en mémoire vive.
Une prime individuelle de 290.000 euros
Autre problème de taille : la pénurie en hélium. « C’est un composant indispensable à la fabrication de semi-conducteurs et donc de mémoire vive »
, explique Julien Pilot, spécialiste du commerce international. «
L’hélium transite pour 20 à 30 % de la production mondiale
par le détroit d’Ormuz car il est produit par le Qatar. Et avec
le blocage du détroit
, l’hélium est plus cher car plus rare »
.
Les grands gagnants de l’histoire sont les producteurs de mémoire. Trois entreprises se partagent l’essentiel du marché : les coréennes Samsung et SK Hynix et l’américaine Micron. Et elles n’ont jamais été aussi profitables. Chez Samsung, les ouvriers ont fait grève le mois dernier pour réclamer leur part du butin. Chacun d’entre eux a obtenu une prime individuelle de… 290 000 euros.









