- Premier réflexe pour préserver son logement de la chaleur : fermer ses volets en journée.
- Sauf qu’un logement sur deux en France n’en est pas équipé.
- Des installateurs débordés en témoignent dans ce reportage du JT de TF1.
Suivez la couverture complète
Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Il est difficile, pour l’heure, d’évaluer avec précision l’augmentation des ventes de volets en 2026, année déjà marquée par des épisodes caniculaires d’une ampleur et d’une précocité inédites, par rapport à 2025. Mais à échelle plus réduite, Jérémy De Gouveia, responsable technique chez Iso Store, entreprise spécialisée dans leur installation, fait les comptes dans le reportage du 13H de TF1 visible en tête de cet article : 750 installations ces trois derniers mois, soit 150 de plus que l’an passé dans ce même laps de temps. « Avec ces périodes de fortes chaleurs, on a eu plus de demandes que d’habitude, et c’est de la demande de volets roulants protection solaire. C’est vraiment une hausse d’activité »
, explique-t-il entre deux coups de perceuse.
En ce début d’été brûlant, la plupart des installateurs ne comptent plus leurs heures de travail. Il faut dire que ce type de protection présente de solides arguments, à commencer par son prix, à partir de 300 euros, très inférieur à celui de la climatisation. Surtout, un volet roulant en aluminium suffit à gagner de précieux degrés. Concrètement, lorsqu’il fait 30 degrés à l’extérieur, si vous fermez vos volets dès le matin, vous pourrez conserver 5 à 8 degrés de moins à l’intérieur, soit entre 22 et 25 degrés, jusqu’au soir. Une différence de températures dont rêvent de nombreux locataires en étant privés.
En France, un logement sur deux n’est pas équipé de volets. À Niort (Deux-Sèvres), par exemple, on n’en voit à aucune fenêtre sur la façade d’un immeuble des années 1970, filmée dans le reportage ci-dessus. Pascal Hériveau, l’un de ces locataires d’un appartement sans volets, ne peut que subir chez lui une chaleur insoutenable, que ses ventilateurs et ses rideaux n’atténuent pas du tout. « On s’hydrate comme on peut… Mais même en sortant de la douche, cinq minutes après, on recommence à être en sueur, ce n’est presque pas gérable »
, décrit-il. Avant d’exprimer ainsi son exaspération : « On paye régulièrement notre loyer, alors on se dit qu’en échange, on peut avoir un peu de considération. Malheureusement, on en manque. »
Contacté par TF1, le bailleur assure prévoir 35 millions d’euros d’investissement par an pour adapter son parc immobilier : « Dès cet été, des travaux sont prévus pour équiper des logements dont la cuisine est exposée, mais non équipée de volets. »
Problème : programmés à l’origine pour début juillet, les travaux ne commenceront finalement, comme l’indique un écriteau, qu’à la fin août, laissant les locataires sans solution pendant l’été. Une problématique dépassant, du reste, très largement le cas niortais. Lancée en juin par le collectif Grève des loyers, la pétition « pas de volets, pas de loyers », encourageant les locataires sans volets à suspendre le paiement des loyers durant les périodes de canicule, a recueilli plus de 55.000 signatures.









