- Entre 60 et 70 radars ont été mis hors service dans la nuit de mercredi à jeudi par la Coordination rurale dans plusieurs départements français.
- Ces actions illégales visent à protester contre le prix du gazole non routier, actuellement à 1,93 euro le litre.
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Agriculture sous tension : la colère gronde de nouveau
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La colère des agriculteurs s’exprime à nouveau sur les routes françaises. Dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 septembre 2026, la Coordination rurale a mené des actions illégales dans plusieurs départements, ciblant les radars automatiques. Le Morbihan, la Vienne, la Lozère, l’Aveyron et la Haute-Garonne ont été particulièrement touchés par ce mouvement de protestation, bâchés, tagués ou peints en noir.
Entre 60 et 70 radars ont été mis hors d’usage lors de cette nuit. Sur le périphérique toulousain, certains ont été bâchés, tandis que d’autres ont été peints en noir sur des routes départementales. Jean Liandier, agriculteur et membre de la Coordination rurale revendique ces actions devant la caméra du 13H de TF1 : « Les radars, c’est une facilité pour nous déjà de se montrer dans une première action simple et pas méchante »,
dit-il dans le reportage à retrouver en tête de cet article. « Mais bon, il faut qu’ils en prennent compte parce qu’il y a des agriculteurs qui sont prêts à tout casser (…) Tout est illégal. Tout ce qu’on a fait dans la nuit, c’est illégal. Mais là, on n’a pas cassé. On a juste peint et bâché »,
reconnaît-il.
Le bâchage ou la peinture sur les radars passible d’une amende de 15.000 euros
Les agriculteurs protestent contre le prix du gazole non routier, actuellement à 1,93 euro le litre. Ils réclament un abaissement à 1 euro. Au volant, les automobilistes se montrent compréhensifs face à ce mouvement. « C’est une forme de révolte comme une autre pour essayer de faire bouger les choses. En tout cas, on voit que là, le prix de l’essence augmente et pas grand-chose peut être refait de notre côté. Donc on essaie, j’imagine, de trouver des solutions »,
témoigne l’un d’eux.
En Aveyron, les actions sont allées plus loin en début de semaine. Sur des images fournies par la Coordination rurale et visibles dans la vidéo en tête d’article, des radars ont été décrochés puis déversés en plein centre-ville de Rodez. La préfecture de l’Aveyron a porté plainte. Contactée, celle de la Haute-Garonne n’a pas donné suite aux sollicitations d 13H de TF1. Le bâchage ou la peinture sur les radars est passible d’une amende de 15.000 euros.

