Tous les yeux sont tournés vers le détroit d’Ormuz, mais c’est bien le Texas, et plus particulièrement Houston, qui va être pendant quelques jours la capitale mondiale de l’énergie. La CERAWeek, la grande conférence annuelle du secteur organisée par l’agence de notation financière S&P Global, s’ouvre lundi 23 mars pour cinq jours. Rarement une édition n’aura été aussi à propos : avec la guerre au Moyen-Orient, la planète fait face à sa plus grande menace pour la sécurité énergétique depuis des décennies – de « toute l’histoire » même, selon Fatih Birol, le patron de l’Agence internationale de l’énergie.
Au moment où le détroit d’Ormuz, point de passage quotidien de 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié, est quasiment fermé, il y a une forme de logique à voir le Texas devenir l’épicentre des discussions. Le « Lone Star State » (« l’Etat de l’étoile solitaire »), dont le sous-sol est gorgé d’hydrocarbures, était déjà un point incontournable de la carte énergétique mondiale depuis 1901 et la découverte du premier grand gisement de Spindletop.
Mais, avec la révolution de la fracturation hydraulique dans le courant des années 2000 et 2010, les Etats-Unis sont devenus le premier producteur mondial de pétrole. Et le Bassin permien, situé dans l’ouest du Texas, à cheval sur la frontière avec le Nouveau-Mexique, est désormais la plus grande région de production pétrolière dans le monde, avec plus de 6 millions de barils par jour, soit près de deux fois plus que le principal gisement de Ghawar, en Arabie saoudite.
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