A quatre ans d’intervalle, Ursula von der Leyen semble presque bégayer. En septembre 2022, au pire du choc gazier et électrique provoqué par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en février 2022, la présidente la Commission européenne promettait une grande réforme : « Nous devons [mettre fin à] l’influence dominante du gaz sur le prix de l’électricité. » Le 11 mars 2026, alors que la guerre au Moyen-Orient provoquait une envolée des prix du gaz, elle prononçait avec la même solennité : « Il est crucial de réduire l’impact [du gaz] sur les prix [de l’électricité]. »
L’Europe n’a-t-elle donc pas tiré les leçons de la très douloureuse crise d’il y a quatre ans, dont les ménages et les entreprises se remettent à peine ? « On n’a rien appris, se désole Natalia Fabra, spécialiste de l’énergie et professeure d’économie au Center for Monetary and Financial Studies, un centre de recherche installé à Madrid. Les documents de l’Union européenne [UE] sont pleins de bonnes intentions, pour découpler les prix du gaz et de l’électricité, mais les Etats membres n’ont pas fait leur travail. » Elle montre du doigt une exception : la péninsule Ibérique, où le lien entre les prix du gaz et de l’électricité est désormais extrêmement limité.
Il vous reste 86.19% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.








