- Une semaine après la coulée de boue, les secours continuent à identifier les victimes.
- Le nombre de personnes décédées s’est à nouveau aggravé ce mercredi avec la communication d’un nouveau bilan.
- Les opérations se poursuivent pour tenter de retrouver des survivants, les autorités népalaises « ne perdant pas complètement espoir ».
Il s’agit de la pire catastrophe depuis le séisme de 2015, qui avait fait quelque 9.000 victimes dans la région de Katmandou. Le Népal continue de panser ses plaies une semaine après la coulée de boue dévastatrice qui a tout emporté sur son passage à la frontière avec la Chine. Le bilan humain s’est encore alourdi mercredi, pour atteindre plus de 1.110 morts et près de 4.500 disparus.
Les miracles existent
Les miracles existent
Shisir Khana, ministre népalais des Affaires étrangères
Le Népal fait état de 1.114 morts et 3.916 disparus. Les médias d’État chinois font état de 16 morts et 546 disparus, un bilan que des Tibétains en exil jugent sous-évalué. L’AFP précise que les journalistes étrangers ne sont pas autorisés à travailler au Tibet, territoire chinois, Pékin contrôlant étroitement les sources d’information dans la région. Au moins 17 corps ont été repêchés en Inde, dans des rivières en aval. Les morgues étant saturées au Népal, les autorités ont dû faire enterrer des centaines de corps non identifiés après avoir procédé à des prélèvements d’ADN.
Les secours gardent l’espoir de retrouver des survivants, en particulier dans les nombreux tunnels des centrales hydroélectriques de la région, où ils n’ont pour l’heure retrouvé que des corps inanimés. « Les miracles existent »
, a déclaré le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, lors d’une interview à l’AFP mardi, disant ne « pas perdre complètement espoir »
. Plusieurs pays ont offert leur aide, mais Katmandou a souligné que les coûts de reconstruction pourraient s’élever à « plusieurs milliards de dollars »
.