- Entre 30.000 et 40.000 entreprises sont situées dans des communes évacuées, dont 14.500 dans le seul département de Gironde.
- Évacuées ou détruites, elles font face à des pertes abyssales de chiffres d’affaires.
- Regardez ces reportages sur place du JT de TF1.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Une vie à l’arrêt implique, bien souvent, une économie à l’arrêt. La preuve, dernièrement, en Gironde, où 14.500 entreprises ont été évacuées ou détruites, soit presque 50% de toutes celles situées dans des communes évacuées à travers le pays. La faute aux incendies qui ont ravagé le département dans des proportions aussi inhabituelles qu’alarmantes, menaçant quelque 200.000 emplois. À Biganos, par exemple, le paysagiste Axel Bouvet accuse le coup. Cette semaine, il avait quatre chantiers prévus par jour. Tous suspendus. « Au vu des évacuations des villes proches de notre secteur, on est obligé d’annuler et déplacer tous nos rendez-vous. Les trois quarts des clients sont évacués. On va perdre une semaine complète, des dizaines de milliers d’euros de manque à produire »
, estime-t-il, interrogé par TF1 dans le reportage du 13H visible en tête de cet article.
« Les larmes me montent »
Éloigné des chantiers de terrassement qui font habituellement son quotidien, le patron fait cependant contre mauvaise fortune bon cœur : sa trentaine d’employés et lui ont passé les trois derniers jours à charger des citernes d’eau sur leurs camions, pour venir en aide aux pompiers, raison pour laquelle eux ont été, exceptionnellement, autorisés à rester sur place. Pour les chefs d’entreprise subissant pareil arrêt d’activité, Bercy a annoncé un dispositif de chômage partiel. Mais Axel Bouvet ne s’en est pas encore préoccupé. Sa priorité, assure-t-il : aider à éteindre le feu.
Mais il y a aussi ces entrepôts, ces magasins, ces restaurants entièrement ravagés par les flammes… Au Porge, autre commune évacuée, le restaurant « Le Calyptus », autrefois halte bucolique au milieu des pins, s’est en grande partie effondré au milieu d’une végétation calcinée. « Il a été littéralement vaporisé. Je ne vous cache pas que des fois, les larmes me montent. Mais je suis tout tourné vers l’objectif prochain. Voilà, c’est comme ça, on ne peut rien y faire »
, soupire le gérant, Florian Djukanovic. Pas d’aide de l’État prévue dans son cas. C’est son assurance qui le remboursera à hauteur de 100.000 euros. Un montant dérisoire, selon lui, au regard des frais nécessaires pour reconstruire l’établissement et racheter le matériel.
« Aujourd’hui, on a fait zéro »
À Gujan-Mestras, plusieurs zones ont, heureusement, été épargnées par les flammes. Mais les rues vides et l’évacuation des touristes aux alentours ont aussi un impact sur l’activité économique. Le jour de notre tournage, le restaurant « Le Vivier », par exemple, ne compte qu’une seule réservation à midi… « D’habitude, on est en pleine saison, donc on court partout. On n’aurait pas le temps de venir vous parler »
, rigole la gérante, Déborah Bonnieu Chevallier, avant de se faire plus sérieuse, au moment d’évoquer les cinq salariés à qui elle a demandé de rester chez eux. Dans son cas, le ministère du Commerce a annoncé ce mardi 28 juillet un dispositif de report des charges. « Ce n’est pas ça qui aide une entreprise »
, réagit-elle. Car il lui faudra bien payer ces charges plus tard. Or, pour les restaurateurs, la période estivale peut représenter jusqu’à 60% du chiffre annuel.
Entreprises fermées : une région à l’arrêt Source : JT 20h Semaine
01:45
Entreprises fermées : une région à l’arrêt
Un autre reportage du JT de TF1 en Gironde, diffusé, lui, dans le 20H du lundi 27 juillet s’attarde sur le cas d’une plus grande entreprise, Unikalo, spécialiste du commerce d’appareils sanitaires et de produits de décoration, dont 154 salariés se sont retrouvés au chômage partiel ce même jour. Cédric Schouartz, responsable de la fabrication du papier peint, en fait partie. On le retrouve devant l’usine désertée, au cœur de la plus grande zone logistique de la région, à Cestas. Où s’étendent tout autour des dizaines de milliers de mètres carrés d’entrepôts aujourd’hui vides.
« Ils ont demandé à tous les postes de production de ne pas se rendre au travail et d’attendre de plus amples informations pour savoir à quel moment on va pouvoir reprendre »
, confie-t-il. « Jusqu’à vendredi de la semaine dernière, on expédiait à peu près 872.000 euros par jour de commandes. Aujourd’hui, on a fait zéro »
, précise pour sa part le directeur général de l’entreprise, Romain Pestourie. L’arrêt global de cette zone logistique entraîne, du reste, d’autres désagréments : les livraisons n’arrivent plus, l’eau manque dans les grandes surfaces, tandis que les stocks de viandes et de poissons des restaurants se vident. Thomas Iglesias, chef et gérant du « Naissain », au Teich, déplore ainsi un manque à gagner de 15.000 euros.
Hamza HIZZIR | Reportage TF1 : Tiphaine LEPROUX, Victor TOPENOT, Amaury GONCALVES








