- Le lazy parenting prône un retrait calculé des parents pour favoriser l’autonomie des enfants.
- Ce principe permet aux enfants d’assumer des responsabilités adaptées et d’apprendre de leurs erreurs.
- Les parents conservent un rôle de guide tout en préservant leur santé mentale.
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Il existe autant de parentalités que de parents. Chacun a ses méthodes et chaque parent estime faire ce qu’il y a de mieux pour ses enfants. Depuis quelques années, on entend parler de « lazy parenting » (parentalité paresseuse), un concept inventé par l’Institut de psychologie de l’enfant, dirigé par les psychologues agréées Tania Johnson et Tammy Schamuhn. Loin d’un désengagement ou d’un désintérêt pour les enfants, ce type de parentalité prône le retrait partiel de l’implication des parents. Selon l’âge de l’enfant, dans une situation appropriée, les parents choisissent de se mettre volontairement en retrait.
Le but ? Ne pas tout faire à la place des enfants, les laisser assumer certaines (petites) responsabilités, les laisser commettre des erreurs pour comprendre les leçons qui en découlent. Évidemment, il ne s’agit pas de mettre l’enfant en difficulté ou en danger. Au contraire, les parents paresseux choisissent de ne pas intervenir dans toutes les situations pour lever le pied, mais surtout pour favoriser le développement de l’enfant et son autonomie. Ils sont ainsi « une sorte de rampe de lancement pour presque toutes les tâches de la vie
« , note le Washington Post.
Ne pas sacrifier sa santé mentale
« Plus on s’entraîne à être mal à l’aise, plus ça devient facile
« , explique la psychologue pour enfants Caitlin McLear dans le HuffPost. Elle conseille, par exemple, de ne pas systématiquement apporter les couverts aux enfants dès qu’ils le demandent, notamment si eux sont à la table et les parents en train de souffler dans le canapé. De même, elle conseille de ne pas vérifier tous les jours si les devoirs ont été faits. Ils savent qu’ils doivent faire leurs devoirs. « C’est en faisant face aux conséquences de ses actes et en échouant qu’on apprend
« , estime la psychologue. Elle préconise également de laisser les enfants s’ennuyer de temps en temps et de ne pas constamment les occuper avec des dizaines d’activités. « L’ennui aide les enfants à développer des compétences comme la planification, la résolution de problèmes et la tolérance au stress
« , déclare Caitlin McLear. C’est aussi le meilleur moyen de développer la créativité et l’imagination. Enfin, elle rappelle l’importance d’avoir des moments en solo, sans les enfants (surtout les mères) : prendre un bain, lire un livre, faire une sieste. Un bon parent ne signifie pas sacrifier sa santé mentale.
Néanmoins, éviter d’intervenir pour chaque difficulté peut avoir d’autres conséquences, surtout si les enfants ne sont pas suffisamment guidés en amont. Il ne s’agit pas de dire à l’enfant de sortir tout seul ou de se débrouiller, sous peine de tomber dans la négligence parentale. Il est conseillé d’y aller doucement, de continuer à soutenir l’enfant dans son apprentissage de l’autonomie et de choisir une approche équilibrée.