- Le gouvernement français a présenté jeudi son projet de budget 2027, avec l’ambition de « redresser » les finances publiques par une série de mesures d’économies, notamment sur les retraites, s’attirant les foudres des oppositions.
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Le gouvernement français a présenté jeudi son projet de budget 2027, avec l’ambition de « redresser » les finances publiques par une série de mesures d’économies, notamment sur les retraites, s’attirant les foudres des oppositions.
Les projets de budget de l’État (PLF) et de la Sécurité sociale (PLFSS) ont été présentés jeudi matin en Conseil des ministres. Ils seront ensuite examinés par le Parlement, où les débats s’annoncent tendus, avec un risque accru de censure du gouvernement, à sept mois de l’élection présidentielle.
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Minute par minute
ROLAND LESCURE SUR TF1
Le ministre de l’Économie Roland Lescure est l’invité de « Bonjour ! La Matinale TF1 ». Un entretien à suivre dès 7h35.
L’EHESS OPPOSÉE À LA HAUSSE DES FRAIS POUR LES ÉTUDIANTS ÉTRANGERS
L’augmentation des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers risque de « renforcer le décrochage français à l’international », estime le président de l’Ecole des hautes études en science sociales (EHESS), Romain Huret, alors qu’une partie des étudiants demandent l’abrogation de cette mesure.
« En France, je crains qu’on appauvrisse nos laboratoires, que ça n’arrive pas à résoudre non plus le problème financier des universités et que cette mesure ne fasse que renforcer le décrochage français à l’international » en matière de recherche, explique ce vendredi Romain Huret, auprès de l’AFP. A l’EHESS, la moitié des étudiants, en master et en doctorat, sont étrangers, européens ou extracommunautaires. Pour 2026-2027, « le mécanisme permet d’exonérer tous nos étudiants étrangers pour cette rentrée », assure Romain Huret, et « l’an prochain nous verrons comment appliquer la loi ».
LES OPPOSITIONS VENT DEBOUT CONTRE LE PROJET DE BUDGET
Le gouvernement français a présenté hier son projet de budget 2027, avec l’ambition de « redresser » les finances publiques par une série de mesures d’économies, notamment sur les retraites. Dans son projet de budget, le gouvernement prévoit, pour ramener le déficit à 5% en 2027, 43 milliards d’euros de « mesures de redressement » l’an prochain, auxquelles s’ajoutent des mesures prises antérieurement pour atteindre au total « 54 milliards d’euros ».
L’exécutif s’est attiré les foudres des oppositions. Les députés PS, avec qui un compromis pourrait permettre de faire adopter le budget, ont déjà dit ne voir « aucune main tendue » dans ce projet et dénoncé une « provocation », déplorant que ne soient pas « mis à contribution les plus fortunés ». Leurs homologues écologistes ont promis une censure face à un budget « insupportable ». Quant au président de la commission des finances de l’Assemblée Eric Coquerel (LFI), il a fustigé un budget « déconnecté » et « récessif ». « Le RN aussi a critiqué un budget « consternant », tout en soulignant que la conjoncture économique rendrait une censure plus risquée cette année.
BONJOUR
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l’actualité politique, les débats autour du budget 2027 dévoilé hier par le gouvernement et la campagne pour l’élection présidentielle.
Les députés PS, avec qui un compromis pourrait permettre de faire adopter le budget, ont déjà dit ne voir « aucune main tendue »
dans ce projet et dénoncé une « provocation »
, déplorant que ne soient pas « mis à contribution les plus fortunés ». Leurs homologues écologistes ont promis une censure face à un budget « insupportable ».
Quant au président de la commission des finances de l’Assemblée Eric Coquerel (LFI), il a fustigé un budget « déconnecté »
et « récessif ». « À part les ultra-riches, je vous mets au défi de trouver une personne dont la contribution n’augmentera pas l’année prochaine »,
a-t-il dit lors d’une audition des ministres de l’Économie Roland Lescure et des Comptes publics David Amiel.
Le RN aussi a critiqué un budget « consternant »,
tout en soulignant que la conjoncture économique rendrait une censure plus risquée cette année. Dans son projet de budget, le gouvernement prévoit, pour ramener le déficit à 5% en 2027, 43 milliards d’euros de « mesures de redressement » l’an prochain, auxquelles s’ajoutent des mesures prises antérieurement pour atteindre au total « 54 milliards d’euros ».