Jeudi 26 mars, en fin d’après-midi, Noelia Castilla est morte. Elle avait 25 ans. Après presque deux ans de procédures et de recours, la jeune femme paraplégique a obtenu l’aide médicale à mourir qu’elle réclamait, malgré l’opposition de ses parents. Sa disparition met fin à un long affrontement judiciaire et constitue un précédent dans l’application de la loi espagnole sur l’euthanasie (LORE), adoptée en juin 2021, révélant les tensions dans le champ de la fin de vie entre encadrement juridique, autonomie individuelle et opposition familiale.
La LORE autorise à la fois l’euthanasie et le suicide médicalement assisté. Elle permet à un patient de demander qu’un médecin mette fin à sa vie « de manière délibérée », sous des conditions strictes : être majeur, apte et conscient, souffrir d’une maladie grave et incurable ou d’une affection chronique provoquant une souffrance « intolérable ». La demande doit être formulée par écrit, réitérée au cours de la procédure, puis validée par une commission régionale indépendante réunissant médecins, juristes et experts en bioéthique.
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