Ondulés, lisses, frisés, frisottés, ils descendent jusqu’aux fesses, aux mollets, jusqu’aux pieds parfois ! Des cheveux d’antan… A quelles héroïnes de conte appartiennent-ils donc ? A des femmes lituaniennes que la photographe britannique Francesca Allen est partie rencontrer à Kaunas. Chaque année, la ville balte organise un concours de beauté, le Konkursas Pasaulio Ilgaplaukės, qui consacre les plus belles chevelures du pays. Dans cette contrée, la tradition est ancestrale, ancrée dans une culture païenne où la chevelure est symbole de vitalité et de puissance du féminin.
« J’ai découvert cette compétition par hasard sur Internet, grâce à un post aperçu sur le réseau social d’images Tumblr, et j’ai été fascinée par cette performance qui relève d’une sorte d’hyper-féminité », raconte de Londres la photographe âgée de 32 ans. Avec un ami lituanien, elle planifie le voyage, en 2024. « Je savais que ce serait une opportunité de casting géniale, pour moi qui cherche toujours des femmes qui poussent loin l’idée de beauté et explorent différentes façons de démontrer leur féminité. » Lors du concours, elle croise beaucoup d’enfants, certaines de 3 ans ou 4 ans, mais aussi des femmes plus âgées. « Aucune discrimination. Ce qui compte, c’est la qualité du cheveu et avant tout sa longueur », remarque-t-elle.
A l’origine, Francesca Allen projette de réaliser un film documentaire : « J’ai la mauvaise habitude de toujours compliquer les choses », s’amuse-t-elle. Elle débarque donc au concours « sans réelle intention, comme pour un repérage, juste pour voir si l’idée est viable ». En six heures, le temps du défilé, elle réalise une vaste série de clichés. Filles et femmes saisies de dos, le plus souvent, déployant leurs parures auburn ou blond vénitien sous les yeux des juges qui, mètre en main, les mesurent au millimètre près.
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