- Des ossements ont été découverts ce matin dans un champ du Tarn, après que Cédric Jubillar a indiqué leur emplacement aux enquêteurs.
- Une analyse ADN doit permettre de déterminer rapidement s’il s’agit bien du corps de Delphine Aussaguel, disparue il y a cinq ans.
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Disparition de Delphine Jubillar : les aveux de son mari Cédric avant son procès en appel
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Sous une tente bleue installée au milieu d’un champ, les enquêteurs débutent leur travail après ce nouveau coup de théâtre dans l’affaire Jubillar. Des ossements ont été découverts ce matin dans le Tarn. La première étape consiste à analyser ces restes pour déterminer s’il s’agit réellement du corps de Delphine Aussagel, la jeune femme disparue.
Cette identification pourrait être réalisée assez rapidement grâce à une analyse ADN, par exemple sur un cheveu ou sur une dent retrouvés. La rapidité de cette identification dépendra surtout de l’état du corps découvert. D’ici à demain, ces ossements seront transportés dans un laboratoire de la Gendarmerie nationale, où débutera une nouvelle enquête scientifique.
Recherche d’indices sur les circonstances de la mort
Les experts rechercheront le moindre indice sur les circonstances de la mort de la jeune femme, comme une trace de strangulation ou d’un coup porté par un objet tranchant. Des spécialistes vont procéder à « des micro-analyses et des micro-prélèvements »,
précise le général Stéphane Caldera dans le reportage du 20H à retrouver en tête de cet article, « de manière à trouver peut-être, par exemple, des éléments métalliques ou des résidus métalliques sur les pièces osseuses ».
Après cinq ans d’enquête, sans corps ni aveu, c’est Cédric Jubillar lui-même qui a permis aux enquêteurs de retrouver ces ossements. La semaine dernière, il avait déjà avoué être responsable de la mort de sa femme. Ce revirement intervient après des années à clamer son innocence.
Les raisons de ce changement d’attitude interrogent. S’agit-il d’un acte de rédemption ou plutôt d’une nouvelle stratégie de défense, après une condamnation à 30 ans de prison en première instance ? Selon Me Isabelle Steyer, avocate pénaliste au barreau de Paris, « il s’agit clairement d’obtenir une peine inférieure à 30 ans de réclusion criminelle » : « Les faits tels que désormais il les décrit ressemblent à des coups ayant entraîné la mort sans intention de la donner, ou à des coups et blessures involontaires, donc c’est une peine encourue éventuelle de 20 années de réclusion criminelle ».
Au vu de ces nouveaux éléments dans l’enquête, la question se pose de savoir si le procès en appel de Cédric Jubillar sera maintenu comme prévu à partir du 21 septembre prochain. Pour l’heure, le parquet n’a évoqué aucun report d’audience.

