- Un élevage hors-sol de 1.200 porcs, destiné à s’installer dans le parc régional du Limousin, a été autorisé par les autorités ce lundi.
- Le projet avait été contesté par un collectif de riverains, qui redoutait une pollution du lac de Vassivière à cause de l’épandage de lisier.
- La préfecture n’évoque quant à elle qu' »un faible risque » d’infiltrations sur cette zone.
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Le projet faisait l’objet d’un bras de fer depuis des mois. L’installation d’un élevage hors-sol de 1.200 porcs (nouvelle fenêtre) au cœur du parc régional du Limousin, contesté par des riverains qui redoutent une pollution des eaux, a été officiellement autorisée lundi 6 juillet par la préfecture de la Creuse.
Après avoir « procédé à une analyse approfondie »
et « émis (…) un ensemble de prescriptions de contrôle »
, le préfet du département Jean-Philippe Legueult, « en concertation avec les services de l’État »
, a signé un arrêté permettant la mise en œuvre du projet à Royère-de-Vassivière, selon un communiqué.
Les « zones sensibles » ont été « exclues » du plan d’épandage
Porté par une exploitation bovine cherchant à diversifier son activité, il prévoit l’installation de 800 places pour des cochons à l’engraissement et 400 pour des porcelets en post-sevrage, tandis que la production moyenne des élevages de la filière française (nouvelle fenêtre) est de 5.000 animaux par an.
Face à cette implantation, un collectif de riverains avait lancé une pétition durant l’hiver, rassemblant 70.000 signataires, pour dénoncer les risques de prolifération de cyanobactéries (nouvelle fenêtre) dans les eaux voisines, liés, selon eux, aux fuites de phosphore d’azote de l’élevage. Les opposants mettent notamment en cause l’épandage de lisier sur plusieurs parcelles qui, en s’infiltrant, pourrait polluer le lac de Vassivière, haut lieu touristique local où huit millions d’euros ont été récemment investis pour rénover le réseau d’assainissement.
« Les études réalisées indiquent un faible risque »
d’infiltrations sur cette étendue d’eau, rétorque de son côté la préfecture . Les « zones sensibles »
proches du lac ont été « exclues »
du plan d’épandage et celui-ci sera proscrit durant la période estivale, les week-ends et les jours fériés, assure le représentant de l’État. Pour lui, ce « projet de diversification de la famille propriétaire des terres vise à soutenir l’agriculture locale et la souveraineté alimentaire »
de la Creuse, alors que le cheptel porcin du département a baissé de 22% depuis 2010, dans un pays où la viande de porc reste « le produit carné le plus consommé »
.









