La fin de la période faste de l’apprentissage augure-t-elle un plan social d’ampleur dans le secteur de la formation professionnelle ? Le 13 janvier, la Société d’enseignement professionnel du Rhône, qui regroupe deux centres de formation d’apprentis (CFA), un lycée professionnel et un pôle de formation continue, a annoncé un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), dont la direction refuse de donner l’étendue, les négociations avec les syndicats étant en cours.
La veille, c’est le groupe associatif Igensia Education – qui regroupe 15 écoles de l’enseignement privé supérieur – qui révélait un PSE « d’adaptation organisationnelle ». En octobre 2025, les 35 salariés de l’ESI Business School à Montrouge (Hauts-de-Seine), école privée propriété du groupe Eureka Education, apprenaient leur licenciement collectif pour motif économique. Dans les Hauts-de-France, trois petits CFA rattachés à la chambre des métiers et de l’artisanat sont aujourd’hui menacés de fermeture.
« Dans les 150 CFA relevant des chambres des métiers et de l’artisanat, 1 000 emplois ont disparu en un an », récapitule Sylvain Challan Belval, secrétaire général du Syndicat national des consulaires et de l’apprentissage CGT. La situation est telle que les ministères du travail, de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur ont mis en place, le 26 février, une cellule de gestion de crise, afin que les apprentis inscrits dans un CFA défaillant puissent être repositionnés sur un autre établissement.
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