- Une personne a été tuée et au moins cinq autres blessées dans une fusillade survenue en Suisse dans la nuit de samedi à dimanche.
- Les autorités n’ont toujours pas identifié ou retrouvé le ou les suspects.
- Les mobiles éventuels et les circonstances exactes de l’acte restent aussi à éclaircir.
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Une Italienne a été tuée et cinq personnes blessées. Dimanche 30 août au soir, la police est toujours mobilisée en Suisse pour tenter d’identifier et retrouver le ou les auteurs des tirs mortels survenus lors d’une rave party à Aarau, près de Zurich. Voici ce que l’on sait sur les faits, et sur l’état d’avancement de l’enquête, d’après les dernières précisions des autorités suisses.
Que s’est-il passé ? Selon la presse locale, les coups de feu ont été tirés dans la nuit de samedi à dimanche avant 3h en marge de la « Aarauer Rave », fête techno annuelle rassemblant 3.500 personnes à l’hippodrome d’Aarau. « Une femme de 22 ans a succombé à ses blessures sur place. Quatre hommes et une femme, âgés de 24 à 27 ans, ont été hospitalisés »
, a annoncé sur X la police du canton d’Argovie.
La jeune femme tuée est de nationalité italienne, a annoncé le ministère italien des Affaires étrangères dans un communiqué, et la Première ministre Giorgia Meloni a ensuite indiqué sur X que deux des blessés étaient italiens.
Nous ignorons encore qui est responsable de cet acte et quel en est le mobile
Nous ignorons encore qui est responsable de cet acte et quel en est le mobile
Dieter Egli, haut-responsable du canton de Zurich
Le ou les suspects ont-ils été identifiés ? En fin de journée dimanche, les enquêteurs ont dit demeurer dans le flou et n’avoir toujours pas identifié le ou les auteurs des tirs, malgré les auditions et prélèvements effectués sur place. « Nous ignorons encore qui est responsable de cet acte et quel en est le mobile »
, a assuré lors d’une conférence de presse Dieter Egli, haut-responsable du canton. Selon le porte-parole de la police Bernhard Graser, les enquêteurs ignorent « s’il s’agit d’une seule personne ou de plusieurs »
et « s’ils ont pris la fuite à bord d’un véhicule ou à pied »
.
Michael Leupold, commandant de la police cantonale d’Argovie, a indiqué de son côté que la police avait « retrouvé des traces de deux calibres différents, d’un pistolet ou pistolet-mitrailleur et d’un fusil d’assaut »
. La police a aussi précisé que les tirs étaient survenus à deux emplacements, celui de la rave et à côté d’un campement de gens du voyage attenant.
Les autorités s’orientent vers trois hypothèses, dont aucune n’est privilégiée pour le moment : « La première est un attentat terroriste, la deuxième une tuerie de masse, et la troisième un simple acte criminel dont le mobile nous est encore inconnu : un règlement de comptes au sein d’un groupe, ou quelque chose de totalement différent »
, a indiqué Michael Leupold.
Une traque avec l’aide de la France et de l’Allemagne
La traque a donc commencé pour retrouver le ou les suspects, dans tout le pays et en collaboration avec les pays frontaliers, selon la police cantonale, notamment l’Allemagne et la France. « Certains éléments indiquent qu’ils ne seraient plus dans le secteur »
, a dit le porte-parole de la police.
Selon la presse, un hélicoptère de l’armée a été déployé autour de la capitale cantonale d’Argovie, et un journaliste de l’AFP a vu des policiers armés à la gare et sur l’autoroute jusqu’à 30 kilomètres de la ville.
La police cantonale d’Argovie compte également sur les témoins de la scène pour faire avancer l’enquête. Elle a demandé à toute personne disposant d’enregistrements vidéo ou de photos de les envoyer sur son compte Instagram.
Dans ce pays où les fusillades sont très rares, l’attachement pour les armes est ancré, avec notamment les conscrits de l’armée qui gardent leur fusil chez eux. Les armes sont donc très répandues en Suisse, même si en l’absence de registre fédéral il est difficile de connaître leur nombre exact.
Selon le centre de recherches genevois Small Arms Survey, en 2017 plus de 2,3 millions d’armes étaient aux mains de civils en Suisse, soit près de trois pour dix habitants, ce qui classait alors le pays au 16ᵉ rang mondial pour le nombre d’armes par habitant.
La rédaction de TF1info avec AFP

