- Les Vingt-Sept vont débattre ce mardi de leur accord d’association avec Israël, a annoncé la cheffe de la diplomatie de l’UE.
- Cela fait suite à la demande de plusieurs d’entre eux, dont l’Espagne, très critique de la guerre au Moyen-Orient.
- Kaja Kallas est toutefois restée prudente sur l’issue de ces discussions et sur une éventuelle suspension du volet commercial de l’accord.
Suivez la couverture complète
Moyen-Orient : tensions autour du détroit d’Ormuz, cessez-le-feu fragile au Liban
Il revient sur la table. L’accord d’association de l’UE avec Israël va être rediscuté ce mardi 21 avril à Luxembourg lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept, a indiqué la veille la cheffe de la diplomatie de l’UE. « Des États membres ont mis cela sur la table »
, a déclaré lundi Kaja Kallas devant la presse, se montrant prudente sur une suspension de l’accord.
Ce débat est organisé à la demande de l’Espagne, de l’Irlande et de la Slovénie, qui ont cosigné une lettre à la Commission européenne, adressée vendredi, réclamant un « réexamen »
de l’accord entré en vigueur en 2000. Madrid a même réclamé dimanche la rupture de cet accord d’association, ce qui requiert l’unanimité des 27 États membres de l’UE.
On ne peut pas exclure que la discussion sur la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël se rouvre
On ne peut pas exclure que la discussion sur la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël se rouvre
Pascal Confavreux, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères
Une possible suspension de l’accord UE-Israël pourrait être rediscutée après les frappes israéliennes « disproportionnées »
au Liban et les exactions commises par les colons en Cisjordanie, a déclaré jeudi dernier le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. « On ne peut pas exclure que la discussion sur la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël se rouvre, en plus de sanctions nationales »
, a affirmé Pascal Confavreux.
Une suspension du volet commercial de l’accord ?
La Commission européenne a pour sa part proposé une suspension partielle, en mettant entre parenthèses le volet commercial de l’accord ; une décision qui peut être prise à la majorité qualifiée des pays de l’UE, principal partenaire commercial d’Israël. Cette sanction, déjà évoquée en 2025 au moment de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, n’avait pas abouti en raison des réticences de plusieurs États membres, parmi lesquels l’Allemagne.
Les chefs de la diplomatie des Vingt-Sept vont également rediscuter des sanctions contre des colons extrémistes en Cisjordanie, bloquées depuis des mois par un veto de la Hongrie. Plusieurs pays de l’UE espèrent un déblocage de la situation après la récente défaite électorale de Viktor Orban.









