- Alors qu’un incendie hors norme est en cours dans les Pyrénées-Orientales, dons et gestes d’entraide se multiplient pour soutenir pompiers et évacués.
- Fruits offerts par les agriculteurs, montagnes de vêtements triées par des bénévoles, habitants ouvrant leur porte à des sinistrés : le département fait bloc.
- Regardez ce reportage du 20H.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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À Millas, dans les Pyrénées-Orientales, où l’incendie a déjà parcouru plus de 4.900 hectares (nouvelle fenêtre), Laetitia et Jean-Marc arrivent les bras chargés. « Ils sont sur le terrain depuis samedi soir. Les héros n’ont pas tous des capes, ils ont aussi des lances à incendie »
, glisse la première dans le reportage du 20H visible en tête de cet article. Pour soutenir les pompiers mobilisés contre le gigantesque incendie qui ravage le département, les dons affluent, y compris de commerçants.
« On a des pêches plates, on a des melons. Ce sont des agriculteurs du coin qui nous ont livré des fruits en quantité »
, montre Benoît Tessiot, chef du service logistique et distribution du service départemental d’incendie et de secours des Pyrénées-Orientales (Sdis 66). C’est dans un collège réquisitionné que les soldats du feu, quand ils ne sont pas sur le front (nouvelle fenêtre), viennent reprendre des forces. « Ça fait du bien, mais c’est émouvant aussi de voir que la population est vraiment avec nous. Tous ces dons vont servir pour les pompiers sur le terrain »
, confie-t-il.
Vivres, vêtements et produits cosmétiques
L’élan de solidarité bénéficie aussi aux quelque 10.000 habitants évacués. Lingettes, dentifrice… Toute la journée, des sacs remplis arrivent par centaines. « Si nous,
on était évacués
(nouvelle fenêtre), on aimerait bien que les gens viennent nous aider. Je pense que c’est normal »
, résume une habitante venue prêter main-forte. « Ça fait chaud au cœur, bien sûr. Moi, je suis venue là il y a une heure pour déposer. Finalement, je suis restée »
, sourit Patricia.
Juste à côté, des montagnes de vêtements s’accumulent, et il faudrait presque pousser les murs pour tous les stocker. « Tous les dons qui arrivent, c’est incroyable. Ça arrive par carton, par paquet. Et donc, voilà, il y a beaucoup, beaucoup de travail à faire au niveau du tri »
, constate Nadia, une autre bénévole.
Certains habitants ont même proposé d’héberger des sinistrés. Dimanche soir, Pierre n’a pas hésité à ouvrir sa porte à des vacanciers norvégiens, dans l’impossibilité de regagner leur gîte. « Je trouve que c’est vraiment adorable qu’il nous accueille chez lui, dans sa maison. On est arrivés tard dans la nuit, mais tout était parfait. On avait tout ce dont on avait besoin »
, saluent-ils.
« Il faut compter les uns sur les autres, sinon on ne s’en sortira jamais. C’est normal, c’est le geste humain »
, balaie leur hôte. Ils passeront une nuit de plus ici, en sécurité.









