- Le Salon de l’agriculture a ouvert ses portes samedi 21 février à Paris.
- Exceptionnellement, les robots ont détrôné les vaches pour ce millésime 2026.
- Ils sont en effet de plus en plus nombreux dans les exploitations agricoles, comme le montre ce reportage de TF1.
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Le 20H
À Venon (Eure), ce tracteur autonome est l’un des premiers testés en France. Une innovation technologique qui fait la fierté de Raphaël Délandes, salarié en exploitation agricole. « Aujourd’hui, l’avantage, c’est que j’ai le tracteur devant qui prépare le sol, mais qui travaille tout seul. Et donc, du coup, je suis derrière à semer et ça me permet de faire deux travaux, mais en étant tout seul »,
dit-il dans le reportage ci-dessus. Et d’expliquer : « J’ai une télécommande avec quatre boutons qui me permettent de lancer le tracteur, de le mettre en pause, d’arrêter la séquence ou d’utiliser l’arrêt d’urgence ».
C’est du confort pour l’agriculteur puisqu’il n’y a plus de travaux répétitifs.
C’est du confort pour l’agriculteur puisqu’il n’y a plus de travaux répétitifs.
Emmanuel Vauquelin, agriculteur et président de Latitude GPS
Les essais sont pour l’instant concluants. Du coup, tous les tracteurs en boîte automatique pourront demain devenir autonomes grâce à un kit installé en dix jours pour moins de 100.000 euros. Emmanuel Vauquelin, agriculteur et président de Latitude GPS, montre devant la caméra de TF1 toutes ses capacités : « Vous voyez, je vais m’approcher du tracteur, le tracteur s’arrête. Il y a cinq caméras intelligentes et deux radars »,
détaille-t-il. L’objectif est de faire face à la pénurie de main-d’œuvre : 180.000 postes sont à pourvoir dans l’agriculture. « C’est du confort pour l’agriculteur aussi puisqu’il n’y a plus de travaux répétitifs »
, estime Emmanuel Vauquelin. Pour être commercialisé, le Parlement devra adopter une loi autorisant la circulation de tracteurs autonomes dans les champs.
Je le gère à la télécommande, le temps de l’emmener au champ. Après il se débrouillera tout seul.
Je le gère à la télécommande, le temps de l’emmener au champ. Après il se débrouillera tout seul.
Laure Figuereu-Bidaud, agricultrice à Heuqueville (Eure)
À 30 kilomètres de là, à Heuqueville, Laure Figuereu-Bidaud peut, elle, laisser travailler son robot. « C’est une nouvelle acquisition depuis l’été dernier, depuis le mois de juillet. Je le gère à la télécommande, le temps de l’emmener au champ. Après il se débrouillera tout seul. Et nous on va s’en servir essentiellement pour faire du travail du sol »,
explique-t-elle. Elle l’a payé 300.000 euros, le prix d’un tracteur haut de gamme. Il peut tout faire : semer, labourer. Pour le rentabiliser en 5 ans, le robot doit travailler en moyenne 20 heures chaque semaine. Avant qu’il soit autonome, Laure a dû le programmer. « Je vais vérifier qu’il fait ses demi-tours au bon endroit. C’est un gain de temps assez énorme parce que je vais mettre un quart d’heure, 20 minutes à le lancer dans le champ, le temps de faire les réglages, etc. Et effectivement après il va faire sa tâche tout seul pendant que moi je vais pouvoir faire autre chose »,
indique-t-elle.

Gagner du temps, c’est aussi la recherche de Vincent Picard, éleveur laitier à Bacilly, dans la Manche. Ici, deux robots de traite fonctionnent 24 heures sur 24, tandis qu’un robot aspirateur nettoie l’étable. La nouveauté, c’est un capteur installé sur les 67 vaches. Chaque mouvement d’un animal est enregistré. « Ça permet de voir assez vite si la vache est en mauvaise santé ou en bonne santé »
, souligne-t-il. Au total, ces innovations ont coûté à Vincent plus de 250.000 euros. Un investissement vite rentabilisé. « Aujourd’hui, on produit un petit peu plus de lait grâce à la robotisation. Parce qu’on est passé de deux traites à trois traites par jour. Une traite de plus, c’est 10-15% de lait en plus par vache »
, précise-t-il.
Grâce à ces installations, il travaille 12 heures de moins par semaine et peut passer plus de temps avec ses enfants. « On travaille pour vivre, pas l’inverse »
, clame-t-il. Des innovations nécessaires, les agriculteurs travaillent en moyenne 54 heures par semaine.










