- Un drame aurait pu se produire à bord d’un avion de FlyDubai vers Tel-Aviv, le 30 septembre.
- Le commandant de bord a été attaqué par son copilote, qui aurait été interdit de vol par les autorités omanaises en raison de sa radicalisation.
- Se pose désormais la question de la transmission internationale de ces informations : quels contrôles sont en place pour les pilotes de ligne ?
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Le 20H
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Cette histoire, qui aurait pu être un drame, a fait le tour du monde. Dans le cockpit d’un avion en plein vol, un assaillant est maîtrisé de justesse par les passagers de cette liaison FlyDubaï à destination de Tel-Aviv. L’adjoint du commandant de bord vient de frapper son supérieur à l’aide de la hachette de secours et voulait précipiter l’appareil au sol. Cette volonté de crash délibéré mercredi serait terroriste. Le copilote, originaire du sultanat d’Oman, avait été interdit de vol par les autorités de son pays pour radicalisme : il priait à outrance et refusait tout contact avec les femmes.
« Il y a un suivi de sécurité qui peut être réalisé. Ça s’appelle du criblage. En France, c’est réalisé par exemple par la DGSI et par la gendarmerie nationale. Ça permet d’exclure certaines personnes de postes sensibles. À partir du moment où ils vont présenter un risque »
, explique Xavier Tytelman, consultant aéronautique et défense.
Des mesures à l’échelle locale uniquement
C’est très loin d’être systématique. Et encore, faudrait-il pouvoir partager ces informations auprès de tous les autres pays. Car si l’homme a ensuite tenté sans succès de se faire engager par Emirates Airlines et Royal Air Maroc, il a fini par décrocher un poste chez FlyDubaï, une compagnie low cost des Émirats arabes unis. Ce pays ignorait l’historique du navigant. Et Israël encore plus puisqu’il n’a tout simplement pas de relation diplomatique avec Oman. Voilà pourquoi le copilote s’est retrouvé à voler vers Tel-Aviv.
Le suicide d’un pilote aux commandes peut aussi s’expliquer par des désordres mentaux rarissimes, mais avérés ou fortement suspectés dans 5 catastrophes aériennes. Près de 650 morts depuis 1994, dont les 150 de Germanwings en 2015. La compagnie ignore alors tout de la confusion extrême du copilote meurtrier. À partir de ce drame, l’Union européenne impose à ses transporteurs plusieurs mesures pour détecter la fragilité des membres d’équipage. Soutien psychologique à l’embauche, soutien psychologique pendant la carrière si nécessaire et information de l’employeur pour les troubles sévères.
Mais le système n’est pas parfait. La santé mentale peut se dégrader sans signes extérieurs majeurs, surtout si le patient les dissimule pour conserver sa licence et son emploi. Autre limite, ce protocole ne s’applique pas aux très nombreuses compagnies non européennes qui survolent pourtant l’Union tous les jours.
La rédaction de TF1info | Commentaire : Olivier SANTICCHI

