- La préfecture de Gironde a ordonné samedi soir plusieurs milliers de nouvelles évacuations dans des communes aux abords de Bordeaux « face à la reprise de l’incendie ».
- Sur l’ensemble du pays, ce sont plus de 200.000 personnes qui ont dû fuir leur logement.
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La lutte s’annonce encore longue et ardue sur le front des incendies en Gironde. Dans le département, une reprise du feu a entraîné des milliers d’évacuations supplémentaires, qui sur l’ensemble du pays dépassent les 200.000 personnes.
Face à la reprise du feu qui s’est déclaré mercredi 22 juillet à Saumos, à une soixantaine de kilomètres de Bordeaux, et a parcouru au moins 32.700 ha, la préfète du département Sophie Brocas a « décidé l’évacuation »
des populations situées dans les communes de Marcheprime, Cestas, Mios, Biganos et Le Barp, soit environ 55.000 personnes.
Selon les pompiers de la Gironde, joints par l’AFP, le feu connaît une virulence qui a réactivé la formation du phénomène de « pyrocumulonimbus », lors duquel le feu « crée son propre vent, avec des tourbillons, devient erratique et ingérable ».
Ce sera encore une « nuit compliquée »
, a expliqué le capitaine Nicolas Braz.
Un incendie qui sera « long à combattre »
Les pompiers de Gironde avaient plus tôt estimé que la nuit à venir devrait être « propice »
à leur travail contre le feu, toujours « aux portes de la métropole »
de Bordeaux, samedi soir, selon son maire Thomas Cazenave. Mais le Premier ministre Sébastien Lecornu a averti samedi en fin de journée sur X que « les prévisions redeviennent défavorables »
et que « les prochaines heures peuvent être difficiles »
sur zone.
L’incendie « sera long à combattre »,
a prévenu le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez dans un entretien à paraître dimanche dans La Tribune
. « Dans ces heures où les flammes éprouvent durement notre pays, la France révèle ce qu’elle est: un peuple uni, qui se serre les coudes »,
a salué Emmanuel Macron, également sur X, promettant de reconstruire et réparer.
La préfète de Gironde, Sophie Brocas, a indiqué que 140 habitations ont été détruites par le feu en Gironde. Elle a appelé les 167.000 personnes évacuées à ne pas regagner leur domicile. Dans les Landes, où 30.000 autres ont dû être déplacées, trois mille personnes ont été autorisées à rentrer chez elles à Biscarrosse.
Dans le Var (sud-est), 2.000 personnes restaient évacuées samedi soir en raison de l’incendie de Pontevès, encore très actif après avoir parcouru 4.000 hectares en cinq jours. « Des pluies sont espérées dans la nuit », précise la préfecture.
98.000 hectares partis en fumée
Les forces de l’ordre et services de secours restent largement mobilisés, au point que les organisateurs du Tour de France, qui arrive dimanche à Paris, ont annoncé raccourcir la dernière étape de 133 à 89 km. Ce, pour permettre le redéploiement d’une partie des forces initialement mobilisées pour la sécuriser.
« 1.400 sapeurs-pompiers, 1.500 militaires et 1.700 forces de sécurité intérieure sont désormais engagés pour lutter contre les incendies, protéger les populations et sécuriser les zones évacuées »,
a énuméré Sébastien Lecornu sur X. Pour la première fois, un avion de transport militaire A400M a aussi été utilisé pour lutter contre le feu, grâce à un dispositif développé par son fabricant, Airbus, et pouvant larguer 20.000 litres d’eau ou de produit retardant le feu.
Près de 98.000 hectares sont partis en fumée sur le territoire national, un record historique alors que la forêt française doit faire face à un changement climatique qui va plus vite que la capacité des arbres à se renouveler.
La rédaction de TF1info avec AFP









