- Un homme a ouvert le feu à l’arme automatique sur plusieurs personnes, ce vendredi 23 octobre, dans les communes de Trappes et de La Verrière.
- Une cellule d’accompagnement psychologique a été ouverte dans les deux mairies pour accueillir les riverains et les commerçants traumatisés.
- Certains confient leur émotion devant notre caméra.
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Le 20H
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C’est comme si le temps s’était arrêté. Dans le quartier de Trappes où a été tournée une partie du reportage ci-dessus, c’est la sidération après la fusillade qui a fait un mort et plusieurs blessés dans la matinée. Les habitants rencontrés peinent encore à prendre conscience de ce qui s’est passé. « Parce que le profil des victimes, ce sont des profils de personnes racisées. Et moi-même, je suis d’origine maghrébine. Et à partir du moment où on sait qu’il peut y avoir des motivations autour de ça, ça fait peur pour toutes les personnes qui ont ce même profil dans la ville »,
explique l’un d’eux dans le reportage en tête de cet article. « Bien sûr que ça nous attriste »,
abonde un autre.
Une autre habitante, Cissé, se précipite sur son téléphone pour joindre son amie. Elles empruntent ce chemin chaque jour pour rentrer chez elles. « Elle aussi, elle est inquiète pour ses enfants. On s’inquiète, on se pose des questions. J’ai mes petits-enfants ici qui viennent jouer dans les jeux. Donc ça fait peur. J’ai des voisins, des enfants. On se connaît tous ici »,
confie-t-elle.
« C’est une extrême violence »
À un kilomètre de là, notre équipe rencontre Amine, dont on préserve l’anonymat pour sa sécurité. Il ne pensait pas qu’un simple plein d’essence pouvait se transformer en un moment de terreur. Dans l’extrait ci-dessus, on le voit se filmer dans sa voiture. Le tireur est à quelques mètres. « Je suis resté tétanisé. Je pensais qu’il allait venir à ma fenêtre. Je me suis dit, c’est moi le prochain ou je ne sais pas »
, nous glisse-t-il.
À La Verrière, la ville voisine de Trappes, les habitants éprouvent la même difficulté à mettre des mots sur ce qu’il s’est passé. C’est ici que le suspect a blessé grièvement trois personnes, dont une fillette de 12 ans.
Deux adolescents se confient. « J’étais bouleversé, choqué. En plus, juste à côté, il y a une école où ma mère travaille. Cette personne aurait pu y partir et tirer sur ma mère »,
explique l’un. « C’est une extrême violence. Surtout qu’il a fait un chemin que tout le monde a déjà emprunté »,
ajoute l’autre.
Une cellule psychologique a été mise en place à la mairie de Trappes et de La Verrière pour accompagner les habitants et les commerçants.
La rédaction de TF1info | Reportage TF1 Charline HUREL et Axel CHARLES MESSANCE