- Impossible d’y entrer, de s’y recueillir.
- En France, de plus en plus d’églises restent fermées en dehors des horaires des cérémonies religieuses à cause des vols.
- Regardez ce reportage du JT de TF1 dans le Doubs et le Cantal.
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Le 13H
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« Je vous ouvre l’église exceptionnellement »
. À Dampierre-les-Bois, dans le Doubs, mis à part le dimanche pour la messe, l’église reste fermée le reste du temps. « On a peur des personnes qui viennent pour saccager »
, explique Gisèle Thiery, la présidente de la paroisse, dans le reportage du JT de TF1 en tête de cet article. Un choix radical pour cette commune de 1.600 habitants qui n’a pas suffi. L’édifice a été cambriolé il y a 4 mois. Alors, fermer son église est-il vraiment la solution ? « On ne peut pas faire autrement. Ou alors il faut mettre un gardien toute la journée. Mais on n’a pas les moyens de le faire »,
déplore la paroissienne.
L’église de Dampierre est loin d’être un cas isolé. A quelques kilomètres de là, notre équipe en découvre deux autres elles aussi fermées. Force est de constater que les vols dans les églises en France sont de plus en plus fréquents : 538 vols d’objets liturgiques ont été recensés en 2025, soit plus 11% par rapport à 2024. Pourquoi sont-elles ciblées ? Souvent peu protégées, elles contiennent des objets qui peuvent rapporter gros. Coupes, calices, ciboires, ils se revendent plusieurs milliers d’euros sur des sites d’enchères. Leur métal intéresse particulièrement les voleurs car les cours se sont envolés ces dernières années.
À Marcolès, dans le Cantal, où se poursuit notre reportage, l’église de Saint-Martin renferme une statue de Saint-Martin du XIVe siècle d’une valeur inestimable. Pour autant, pas question pour le maire de ce village touristique de fermer l’édifice. « Pour moi, l’église fermée, c’est empêcher beaucoup de gens d’avoir accès à ce patrimoine religieux. Quasiment tous les gens qui passent à Marcolès passent par l’église de Saint-Martin »,
estime Christian Montin.
Pour laisser son église ouverte, la commune a dû investir : portes et serrures renforcées, barreaux sur les fenêtres, et même à certains endroits des alarmes anti-intrusion. Au total, 25.000 euros pour sécuriser le bâtiment. « Ce n’est pas parce qu’on laisse ouvert qu’on met en danger, c’est parce qu’on n’a pas protégé qu’on met en danger. Vous pouvez bien fermer une église, si la porte c’est un bout de contreplaqué, on rentrera comme on voudra et c’est souvent ce qui se passe »,
poursuit Christian Montin. Prochaine étape envisagée par la commune, l’installation de caméras de vidéosurveillance sur la place de l’église pour dissuader toujours plus les voleurs.