Une fois de plus, les appels de Donald Trump sont restés sans réponse. La Réserve fédérale américaine (Fed, banque centrale) a maintenu ses taux directeurs entre 3,5 % et 3,75 %, mercredi 18 mars, à l’issue de la réunion du Federal Open Market Committee (FOMC), son instance de décision, malgré les demandes de la Maison Blanche de les abaisser.
Le président de l’institution monétaire, Jerome Powell, a résumé le sentiment global : « Les implications des événements au Moyen-Orient pour l’économie américaine sont incertaines. » Au milieu du brouillard de la guerre, la banque centrale préfère rester prudente.
La grande incertitude concerne l’effet sur l’inflation de la crise énergétique déclenchée par le conflit en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz, point de passage habituel de 20 % du commerce mondial de pétrole. Le baril a fortement augmenté (le brent approchait les 110 dollars, mercredi à la mi-journée, contre 65 dollars avant la guerre) et les Etats-Unis, bien que premier producteur de la planète, ne sont pas épargnés par les soubresauts de ce marché mondial et par la hausse des prix. Si celui de l’essence a déjà augmenté, la façon dont cela se répercutera sur le coût de la vie dans le pays fait aujourd’hui l’objet de débats.
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