- Selon les informations de TF1-LCI, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut envisage de démissionner.
- Il s’agit du « scénario le plus probable », dit son entourage après l’adoption dans la nuit à l’Assemblée de la loi d’urgence agricole.
- La loi doit être définitivement adoptée en fin de journée après son nouvel examen au Sénat.
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Un départ en plein cœur de l’été ? Selon les informations de TF1-LCI, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut pourrait démissionner après le vote à l’Assemblée nationale de la loi d’urgence agricole avec un article introduit par les sénateurs et maintenu en commission mixte paritaire : la possibilité donnée à l’Anses de réintroduire à titre dérogatoire et sous condition deux pesticides interdits en France mais autorisés dans l’Union européenne. Le texte n’est plus qu’à un vote conforme du Sénat d’être définitivement adopté au Parlement, mardi en fin de journée. Ce qui devrait être une formalité avec cet article sur les pesticides souhaité par les locataires du palais du Luxembourg.
Mais ce vote pourrait sonner la fin de Monique Barbut au gouvernement. Selon l’entourage de la ministre, celle-ci est en désaccord avec le gouvernement « sur le fond comme sur la forme »
sur ce texte. En effet, au cours des débats, celui-ci a refusé que les députés de son camp examinent un amendement de suppression déposé par plusieurs députés Renaissance, du MoDem, et du groupe Liot, l’entourage du Premier ministre Sébastien Lecornu arguant notamment que « l’interdiction (de l’acétamipride) demeure le principe »
dans le texte, et rappelant qu’il avait laissé « au Parlement »
le soin de « trancher »
ou « faire évoluer »
le texte.
Cette décision a donné lieu à une séance ubuesque, où des députés MoDem et Renaissance ont dénoncé dans l’hémicycle l’attitude du gouvernement qu’ils soutiennent. Gabriel Attal, patron du parti et du groupe Renaissance a déploré une séance « pourrie par une forme d’incompréhension »
: « pourquoi (…) il a été dit que l’Assemblée pourrait trancher sur ce sujet-là ? Et ce soir, sans qu’il y ait d’explication du gouvernement, on apprend finalement que ce n’est pas le cas ? »
.
Acétamipride et flupyradifurone de nouveau utilisés ?
Quasiment toute la gauche a voté contre le texte, mais n’a pas pesé suffisamment lourd face aux voix conjuguées du Rassemblement national et des deux tiers du camp gouvernemental qui ont voté pour. Insoumis, socialistes et écologistes ont tous annoncé qu’ils saisiraient le Conseil constitutionnel en cas d’adoption définitive du texte mardi au Sénat.
Les deux pesticides concernés sont l’acétamipride et le flupyradifurone ; ils pourraient ainsi être utilisés pour une poignée de filières en difficulté. Il y a un an, une forte mobilisation citoyenne avait vu le jour contre la loi Duplomb, qui prévoyait le retour de l’acétamipride avant une censure du Conseil constitutionnel.









