- Conséquence de la canicule, les vendanges sont plus précoces dans certaines régions, cette année.
- Un facteur qui met en danger la filière vin et pousse les vignerons à revoir leur façon de travailler.
- Dans la Marne, Gauthier Monmarthe assure que « nous, jeunes vignerons, allons devoir nous adapter avec de nouvelles techniques ».
L’été 2026 exceptionnel que connait la France a déjà des conséquences. Comme sur les vendanges, qui ont lieu, cette année, trois semaines plus tôt. « Pour nous, jeunes vignerons, on va devoir s’adapter à ces changements climatiques et trouver de nouvelles techniques »
, explique Gauthier Monmarthe, agriculteur dans la Marne. « On a un panel de plusieurs leviers pour les trente prochaines années. »
Comme cette « sorte de crème solaire pour la feuille et pour la grappe, un mélange de talc et d’argile blanche. Il permet à la plante de continuer à fonctionner tout en étant protégée de la canicule. »
La production, elle aussi, sera impactée. « Le vin va changer de goût »
, admet-il. « On aura un petit peu plus d’alcool donc on va veiller à garder cette acidité dans les vins et cette fraîcheur dans les champagnes. »
Si en Champagne, les vendanges sont précoces, c’est aussi le cas dans le Var. « Elles ont commencé lundi 10 août. On va dire que ça devient notre normalité »
, lance Romain Ott, vigneron à Bormes-les-Mimosas. Ce qui présage aussi d’un défi humain : organiser la récolte sous de fortes chaleurs, écourter les vacances et trouver de la main-d’œuvre.
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