- Le président s’est rendu à Bordeaux ce lundi, tandis que la lutte contre l’incendie vertigineux qui ravage la Gironde se poursuit.
- Il a salué la mobilisation des pompiers et des services de l’État, tout en soulignant que les prochaines semaines s’annoncent encore tendues.
- Moyens, répercussions économiques… Emmanuel Macron a évoqué plusieurs chantiers.
Suivez la couverture complète
Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Face à un « feu totalement inédit »
, le combat promet encore d’être difficile. Emmanuel Macron a prévenu, lundi 27 juillet, que les « semaines à venir seront dures »
, mais qu’il faudra « tenir »
pour contrer l’incendie monstre qui ravage toujours la Gironde (nouvelle fenêtre), mais aussi les feux qui frappent plusieurs autres départements simultanément.
« On a la situation la plus dure jamais mesurée depuis la Seconde Guerre mondiale »
, a insisté le président depuis le centre de crise de Bordeaux où il est venu apporter son soutien (nouvelle fenêtre) aux pompiers, et plus largement à tous les services de l’État sur le pont pour endiguer la course des flammes.
Depuis le centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (CODIS), Emmanuel Macron a tout d’abord rendu hommage aux deux sapeurs-pompiers décédés mardi 21 juillet en Gironde (nouvelle fenêtre), piégés par le feu. « Les heures qui ont suivi, vous avez été au combat sans attendre (…) et on vous doit beaucoup »
, a salué le président auprès de leurs collègues. Avant de remercier plus largement l’ensemble des acteurs mobilisés sur le terrain contre cet incendie qui a déjà ravagé plus de 42.000 hectares, des élus locaux jusqu’à la « solidarité nationale »
et européenne (nouvelle fenêtre).
« Demain sera plus compliqué qu’aujourd’hui »
À l’échelle du pays, la France traverse « la situation la plus dure jamais mesurée depuis la Seconde Guerre mondiale »
, avec déjà plus de 116.000 hectares brûlés avant même la fin de la saison, a-t-il aussi constaté. « C’est beaucoup plus que ce qu’on avait enregistré ces dernières années »
, a-t-il ajouté, un « record »
lié à une « très grande sécheresse »
en cours (nouvelle fenêtre). Le président a aussi évoqué l’incendie passé en forêt de Fontainebleau (nouvelle fenêtre), ceux toujours en cours dans le Var, la Corse, le Tarn… « Il faut qu’on soit lucides : les semaines à venir seront dures et on doit tenir »
, a-t-il averti.
Battre le feu « définitivement »
en Gironde va « prendre du temps »
, face à des conditions météorologiques « très dures »
, avec une nouvelle vague de chaleur dès mardi (nouvelle fenêtre) et la levée de vents, a-t-il notamment souligné, mettant en garde : « Sans doute, demain sera plus compliqué qu’aujourd’hui »
. Le feu « continue d’être virulent »
, a-t-il relaté peu après face à la presse, tout en se félicitant que l’incendie dans le département voisin des Landes (nouvelle fenêtre) soit désormais « fixé »
, une « très bonne nouvelle »
.
À ce propos, Emmanuel Macron a relevé que les pompiers ne disposaient pas de moyens aériens leur permettant d’intervenir la nuit, alors même que les flammes sont parfois reparties de plus belle à ce moment-là ces derniers jours. Il a annoncé que le gouvernement va se pencher sur les « capacités militaires »
mobilisables mais aussi celles de « certains prestataires privés »
sur le sujet, promettant une réponse « dans les meilleurs délais à cette demande »
, face à une situation « très atypique »
.
Un accompagnement économique qui se met en place
« Cette bataille, on va la gagner ensemble et on mettra tout ce qu’on peut »
, a-t-il encore appuyé, tout en insistant sur « la priorité »
donnée à sauver « les vies »
. En parallèle, il faut « continuer à apporter le soutien »
aux quelque 220.000 personnes évacuées (nouvelle fenêtre) en Gironde, sur le pourtour du bassin d’Arcachon. Et leur « permettre, dès que les conditions le permettront, de revenir chez eux »
, mais cela doit se faire « en bon ordre »
, a-t-il exhorté.
Quant au volet économique, 13.000 entreprises ont été obligées elles aussi d’évacuer. « On va accompagner l’ensemble des secteurs économiques touchés »
, « de l’agriculture aux commerces, en passant par les industriels »
, « y compris aussi
pour l’impact touristique
(nouvelle fenêtre)«
, a assuré Emmanuel Macron depuis le centre de crise. Face à la presse, il a évoqué une cellule d’accompagnement des entreprises au niveau départemental, en Gironde, ainsi qu’une cellule nationale qui va « se réunir tous les jours »
sur le sujet.
Par ailleurs, le président a mentionné des « cellules pour activer les mécanismes d’assurance »
, tandis qu’on recense « un peu plus de 200 maisons brûlées »
en Gironde. Le ministre de l’Économie Roland Lescure avait annoncé plus tôt dans la journée que les assureurs prendraient en charge les frais de relogement des sinistrés dans ce département, ainsi que dans les Landes et le Var. Emmanuel Macron a insisté au passage sur l’importance de mettre en place un « suivi psychologique, parce qu’il y a
beaucoup de gens très traumatisés
(nouvelle fenêtre)«
.
« On reste unis » : la polémique sur les moyens balayée
Le chef de l’État a également évoqué des critiques naissantes sur la gestion de ces crises. S’il a assuré ne pas « sous-estimer »
les colères qui s’expriment, il a appelé à tirer des leçons de cet épisode, mais « en bon ordre et au bon moment »
. « On doit tous être derrière vous »
, a-t-il lancé face aux pompiers. « Le temps viendra du retour d’expérience, mais on ne fait pas le retour d’expérience en plein milieu de la bataille. On reste unis et on se bat pour gagner la bataille, partout où elle est à mener. »
Peu après, face aux journalistes, il a nié toute lenteur sur les investissements (nouvelle fenêtre), assurant que « durant ces dix dernières années, on a quasiment doublé le budget de la sécurité civile »
. « On n’a jamais attendu, on a été là en avance, on a investi »
, a-t-il lancé, mentionnant notamment le chiffre de « 67 aéronefs qui sont mobilisés en France »
en ce moment, un « record historique »
.
Enfin, le président a livré quelques réflexions sur le « jour d’après »
, qui « sera forcément différent »
. Une fois l’incendie éteint en Gironde, « on devra replanter et rebâtir une forêt différente »
, a-t-il d’ores et déjà prévenu face aux soldats du feu, notamment en raison des « conditions structurelles du changement climatique dans lesquelles on va vivre »
à l’avenir. « On sera là aussi dans la durée, à vos côtés »
, a-t-il assuré, avant de répéter : « On va gagner tous ensemble cette bataille »
.









