L’intelligence artificielle (IA) s’immisce dans toutes les industries créatives, du cinéma à la photographie, et la musique ne fait pas exception. En octobre 2025, Landr, une plateforme de création musicale canadienne, annonçait que 87 % des musiciens (sur les 1 241 qu’elle avait interrogés) utilisaient désormais l’IA dans leur processus créatif ou promotionnel. Et de façon très variée : depuis l’élaboration des stratégies marketing jusqu’à la fabrication des pochettes de disques, l’IA interviendrait dans une cinquantaine d’étapes de la production musicale.
Et dans les studios d’enregistrement, l’IA gagne de plus en plus de terrain. Sondés par Le Monde, les artistes se montrent intéressés, mais restent encore prudents. Certes, depuis des décennies, les beatmakers hip-hop, les DJ de la musique électronique, les ingénieurs du son utilisent des effets numériques pour traiter les voix et des logiciels pour composer des morceaux.
De la fameuse pédale de distorsion des guitares électriques aux sampleurs en passant par les boîtes à rythmes, toutes ces machines ont connu leur lot de polémiques à leur apparition. Finalement, ces avancées technologiques ont servi les musiciens, qui utilisent leur ordinateur comme un instrument. Mais ce que propose l’IA, notamment avec les programmes tels que Suno ou Udio, est radicalement différent : ils peuvent désormais générer de la musique à partir d’instructions écrites (le prompt) et en imitant d’autres musiciens.
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