Cruel hasard. Le mercredi 4 février, Jean-Marie Hupel, un militant écologiste parisien, reçoit deux courriers. L’un est signé de la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, qui lui souhaite « une très belle année ». L’autre, un mail, vient de la direction du parti. Le ton est moins convivial : « Le secrétariat exécutif a décidé de vous suspendre du votre statut d’adhérent. » M. Hupel fait partie de « la trentaine » de militants, selon le parti, à avoir reçu ce genre de missive.
A ses côtés, des conseillers régionaux et une parlementaire, la sénatrice du Rhône Raymonde Poncet-Monge, ont également été suspendus jusqu’au 22 mars. L’état-major des Ecologistes leur reproche d’avoir signé une tribune dans laquelle ils dénoncent la stratégie de s’allier avec le Parti socialiste aux élections municipales dans la très grande majorité des villes, plutôt qu’avec La France insoumise (LFI). « La direction nationale (…) a essentiellement privilégié l’alliance avec le Parti socialiste, faisant ainsi des Ecologistes la béquille d’une social-démocratie qui entend exclure La France insoumise et choisit de tourner le dos au programme comme à la logique unitaire du Nouveau Front populaire », écrivent-ils dans ce texte publié sur Mediapart le 26 janvier, et signé par plus de 400 personnes.
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