En Bretagne, la gauche sort sonnée de ce second tour. En responsabilité dans la majorité des exécutifs de la péninsule, elle a beaucoup perdu dimanche. A commencer par Brest, où le socialiste François Cuillandre briguait un cinquième mandat. Sorti en deuxième position du premier tour, le septuagénaire a tenté une improbable fusion avec la liste LFI. Cette proposition n’a convaincu que 38,3 % des suffrages. En face, Stéphane Roudaut (divers droite) a survolé le scrutin avec un score de 57,38 %. Il a ainsi doublé le nombre de voix collectées entre le premier et le second tour en vampirisant celles du RN, tombé à 4,31 % dimanche. Mais il a surtout aimanté les bulletins de ceux décidés à « tourner » la page Cuillandre. Ailleurs en Finistère, la droite conserve Concarneau, Douarnenez, Plougastel-Daoulas.
L’autre coup de tonnerre breton a éclaté à Saint-Brieuc, préfecture des Côtes-d’Armor, où la droite s’est imposée. Candidat (Horizons) âgé de 30 ans, Victor Bonnot a doublé le maire sortant, Hervé Guihard (Place publique), dans une quadrangulaire où les listes d’extrême droite et LFI ont chuté à un peu plus de 7 % chacune. Victor Bonnot a rassemblé 44,56 % des suffrages. C’est quatre points de plus qu’Hervé Guihard (40,29 %). Autour de la préfecture des Côtes-d’Armor, la droite a fait basculer Plérin et Lamballe-Armor. Ailleurs, elle conserve des fiefs comme Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Le maire sortant, Gilles Lurton, a amplifié son score du premier tour et engrangé 51,43 % des voix.
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